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Conventionnels et non conventionnels (hydrocarbures) ; pétrole et gaz de schiste

Publié le 28/06/2022

On appelle hydrocarbures « conventionnels » ceux qui peuvent être produits dans les conditions techniques et économiques du moment ou dans un futur prévisible. Les progrès techniques déplacent au fil des ans la frontière entre « conventionnel » et « non conventionnel ». Ainsi dans les années 1970 étaient considérés comme « non conventionnels » les pétroles des gisements offshore situés à une profondeur supérieure à 200 m, alors que l'on fore, au début du XXIe siècle, par des fonds supérieurs à 2 000 m, voire 3 000 m pour les plus récentes. De même, jusqu'aux années 1990, les pétroles extra-lourds de la ceinture de l'Orénoque au Venezuela, ainsi que les sables asphaltiques (ou bitumineux) du Canada étaient considérés comme « non conventionnels ». Le terme est resté pour désigner ce type de forages, de façon à les distinguer des techniques de forage classique.

Le pétrole et le gaz de schiste continuent d’être considérés traditionnellement comme des techniques non conventionnelles dans la mesure où leur exploitation prend des formes très différentes des forages conventionnels : les gisements, beaucoup moins denses, nécessitent un très grand nombre de forages de petite dimension qui exploitent les bulles dispersées dans la roche. Les forages sont alors horizontaux et non plus verticaux ; de plus utilisent des techniques « innovantes » comme la fracturation hydraulique. Les conséquences sur l’environnement n’en sont que plus néfastes.

(ST), 2005. Dernière modification (JBB), juin 2022.


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