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Hémisphère

Publié le 13/01/2026
Auteur(s) : Vincent Capdepuy, docteur en géographie, professeur d'histoire-géographie - académie de La Réunion
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Un hémisphère correspond à une moitié de la sphère terrestre. Le découpage le plus courant est celui en hémisphère nord (ou boréal/septentrional) et hémisphère sud (ou austral), qui correspond à une réalité cosmographique : le plan équatorial, perpendiculaire à l’axe de rotation du globe. L’équateur en est le tracé le plus familier : c’est la ligne qui relie tous les points situés à égale distance des deux pôles géométriques. Les deux hémisphères regardent un ciel étoilé différent et connaissent une saisonnalité inverse : l’hiver boréal correspond à l’été austral. Si l’hémisphère nord est le plus souvent placé en haut sur les planisphères, c’est seulement en raison d’une convention européocentrée, l’espace n’ayant ni haut ni bas (voir : centrage).

Cependant, depuis le XVIe siècle, d’autres découpages ont été cartographiés, avec des projections variées (Palsky, 2017) : l’un des plus connu est le partage du monde (sur le papier) entre un hémisphère espagnol et un hémisphère portugais, au XVIe siècle, à la suite du traité de Tordesillas (1494). À partir de la fin du XVIIe siècle, consécutivement à la découverte du « Nouveau Monde », a émergé la distinction entre un hémisphère oriental (l’Eufrasie) et un hémisphère occidental (l’Amérique). Elle n’a plus cours en français même si la seconde expression est encore utilisée par les Étatsuniens, par réactivation de la doctrine Monroe (1823). On a aussi parlé d’hémisphère terrestre et d’hémisphère maritime, selon une idée de Nicolas Antoine Boulanger dans sa Nouvelle mappemonde dédiée au progrès de nos connaissances (1753).

En théorie, tous les découpages en hémisphères sont imaginables, même si l’usage le plus courant reste le découpage en hémisphères nord et sud, à ne pas confondre avec la ligne Nord-Sud.

Vincent Capdepuy, janvier 2026. Dernière modification (JBB), janvier 2026.


Référence citée
  • Gilles Palsky, « Une cartographie des Lumières : la Nouvelle mappemonde dédiée au progrès de nos connaissances de Nicolas-Antoine Boullanger (1753) », Comité Français de Cartographie, n° 234, décembre 2017, p. 81–90.
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