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Migrants environnementaux, migration environnementale

Publié le 01/02/2023

Les migrants environnementaux sont, selon l'Organisation internationale des migrations (OIM) « les personnes ou groupes de personnes qui, essentiellement pour des raisons liées à un changement environnemental soudain ou progressif (montée ou salinisation des eaux, sécheresses à répétition, dégradation des sols…) influant négativement sur leur vie ou leurs conditions de vie, sont contraintes de quitter leur foyer ou le quittent de leur propre initiative, temporairement ou définitivement, et qui, de ce fait, se déplacent à l’intérieur de leur pays ou en sortent. ». Le terme de « déplacé climatique » est parfois employé, sans être synonyme puisque toute catastrophe environnementale n’est pas forcément climatique.

La migration environnementale peut prendre de nombreuses formes complexes : forcée et volontaire, temporaire et permanente, interne et internationale. Les déplacements des victimes de catastrophes environnementales se font la plupart du temps soit sur de très courtes distances (par exemple, un villageois chassé par une crue d’une rivière choisira de s’installer à proximité de son ancien logement). soit vers les villes dans le cadre d’un exode rural. Des migrations de retour peuvent se produire après la catastrophe, par exemple après les éruptions volcaniques et les lahars associés, pour profiter à nouveau des pentes fertiles (Belizal

Les personnes qui migrent pour des raisons environnementales ne tombent pas, de façon claire, dans une catégorie particulière prévue par le cadre juridique international existant. Les termes tels que « réfugié environnemental » ou « réfugié climatique » n’ont pas de fondement juridique en droit international des réfugiés. Il y a un consensus croissant parmi les organismes concernés, y compris le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR), pour éviter leur utilisation.

Les changements environnementaux et les catastrophes naturelles ont toujours été des principaux facteurs de migration. Cependant les changements globaux laissent envisager un plus grand nombre de déplacements : les catastrophes dues aux conditions météorologiques telles que les précipitations et températures extrêmes deviennent plus fréquentes et plus intenses, et les changements climatiques influent sur les moyens de subsistance.

Les termes de migrants environnementaux ou migrants climatiques sont récusés par une partie des spécialistes en ce qu'ils peuvent donner l'impression de phénomènes mécaniques, masquant l'aspect fondamentalement politique du fait migratoire.

La migration environnementale ne doit pas être comprise comme étant un résultat entièrement positif ou négatif : la migration peut amplifier les vulnérabilités existantes, mais peut aussi permettre aux gens de renforcer leur résilience. Il ne faut pas oublier que les populations les plus vulnérables peuvent être ceux qui sont incapables de se déplacer ou ceux qui ne se déplacent pas.

(MCD) novembre 2015 ; dernières modifications (JBB) octobre 2019, (SB et CB) février 2023.


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