Bolivarisme
Le bolivarisme est une idéologie revendiquant l’héritage politique de Simon Bolivar (1783–1830) et de ses compagnons, principalement Antonio José de Sucre (premier président de la Bolivie), artisans de l’indépendance des anciennes colonies espagnoles en Amérique latine. Le bolivarisme est donc, au sens premier, un mouvement de lutte anticoloniale. Victorieux, il s’est traduit par l’indépendance de toute l’Amérique andine, de la Bolivie (un nom donné en hommage à Bolivar, sa capitale officielle étant Sucre) à la « Grande Colombie », État éphémère (1813-1830), qui allait de l’Équateur actuel au Panama. Son premier président fut Simon Bolivar.
Au XIXe siècle, le bolivarisme pouvait être compris comme une idéologie conservatrice acceptant l’idée d’un pouvoir présidentiel fort, d’un État fortement centralisé, et de la garantie d’un ordre social traditionnel : forte influence de l’Église, libéralisme économique et rôle des propriétaires fonciers. L’éclatement de la Grande Colombie en 1830, à la mort de Bolivar, marque l’échec et la fin du bolivarisme.
Le bolivarisme a été réactivé à partir de la fin du XXe siècle, en particulier par Hugo Chávez au Venezuela, dans le cadre du panaméricanisme. Ce néo-bolivarisme est donc une contestation de l’ingérence étatsunienne et d’un néocolonialisme politique et économique. Le néo-bolivarisme est désomais une idéologie de gauche reposant sur l’idée d’une redistribution des richesses (au Venezuela, il s’agit de la rente pétrolière) et la défense de la classe ouvrière.
(JBB), janvier 2023, dernière modification (SB et CB) janvier 2026.
Pour compléter avec Géoconfluences
- Patrick Blancodini, « Essequibo : crise géopolitique entre le Guyana et le Venezuela », Géoconfluences, janvier 2024.







