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Dernières entrées mises à jour ou introduites : Agglomération / Bidonville / Globales, mondiales (villes) / Statistiques et indicateurs
Agglomération
D'une manière simplifiée, une agglomération désigne un ensemble urbanisé en continuité, comprenant
la ville-mère et sa banlieue.
Mais la réalité est plus complexe.
L'apparition du terme d'agglomération traduit les transformations consécutives à l'urbanisation généralisée, liées aux évolutions des moyens de transport, des centres commerciaux et autres zones d'activités en périphérie des villes-centres. L'étalement suburbain donne naissance à des formes urbaines diversifiées
L'Insee identifie des aires urbaines, ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain, et par des communes rurales ou des unités urbaines (couronne périurbaine) dont au moins 40% de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci.
Lorsque plusieurs communes, comptant au moins 2 000 habitants, présentent une continuité du tissu bâti (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions), on a une agglomération multicommunale.
Pour les Nations Unies, une agglomération urbaine se compose de la ville proprement dite et de sa banlieue ou du territoire densément peuplé situé hors de ses limites mais dans la zone adjacente. Une grande agglomération urbaine peut comprendre plusieurs villes ou grandes villes et leur banlieue.
Voir :
- les informations statistiques sur les grandes agglomérations dans le monde par la division Population du département des Affaires économiques et sociales des Nations Unies :
World Urbanization Prospects, http://esa.un.org/unpd/wup/index.htm
- le glossaire de l'Insee (définitions et méthodes) :
www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/unite-urbaine.htm
Mise
à jour : mai 2010 |
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Aire
de chalandise, aire d'attraction
Zone dans laquelle se recrutent les clients
des activités commerciales et de
services d'une ville ou d'une métropole.
L'aire est d'autant plus vaste que la ville
ou la métropole a de l'influence.
Elle est généralement limitée
par une influence concurrente. En fonction
des activités considérées,
ces aires se superposent ou se recoupent.
Mise
à jour : octobre 2003
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Aire
métropolitaine
Région urbaine constituée
autour d'une ou plusieurs villes. Il s'agissait
surtout, à l'origine, de désigner
des unités statistiques rendant compte
des phénomènes d'agglomération.
L'expression fut introduite en France avec
la création, en 1966, des OREAM ((Organisations
d'études d’aménagement
des aires métropolitaines).
Mise
à jour : octobre 2003 |
Aires
urbaines
Le découpage du territoire en aires
urbaines (définition Insee) prit
le relais, en 1990, des Zones de
Peuplement Industriel et Urbain (ZPIU)
en vigueur depuis 1954. Ainsi, une aire
urbaine est-elle un ensemble de communes
d’un seul tenant et sans enclave,
constitué par :
- un pôle urbain,
unité urbaine offrant au moins 5
000 emplois n’étant pas elle-même
attirée à plus de 40% par
une autre unité urbaine. En 1990,
il y avait 361 pôles urbains en France
métropolitaine. En 1999 ils devraient
être au nombre de 354 ;
- une couronne périurbaine,
composée de communes rurales ou unités
urbaines dont au moins 40 % de la population
résidente possédant un emploi
travaille dans le reste de l’aire
urbaine.
Les pôles urbains constituent donc
un sous-ensemble des unités urbaines,
environ cinq fois moins important.
Aux États-Unis, les aires urbaines
font l'objet de plusieurs définitions
: les Standard Metropolitan Statistical
Areas (SMSA) correspondent à
peu près aux agglomérations
et les Consolidated Metropolitan Statistical
Area (CMSA) sont des conurbations regroupant
plusieurs SMSA.
Voir :
- en page "savoir-faire"
- le glossaire de l'Insee (définitions et méthodes) :
www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/unite-urbaine.htm
Mise
à jour : octobre 2003 |
Archipel
Mégalopolitain Mondial (AMM)
Fernand Braudel décrivait l'apparition
des grandes villes de l'économie-monde
de la Méditerranée du XIIe
siècle. Olivier Dollfus propose en
1996 la première théorisation
rigoureuse de l'AMM constitué de
"l’ensemble des villes qui contribuent
à la direction du monde". Symboliques
des processus de globalisation, elles favorisent
la synergie entre les diverses formes du
tertiaire supérieur et du "quaternaire"
(recherche, innovation, activités
de direction). Ces espaces urbains fonctionnent
en système, d'où l'image d'un
archipel constitué d'"îles"
qui concentrent entre elles l’essentiel
du trafic aérien et des flux de télécommunication
: 90 % des opérations financières
s’y décident et 80 % des connaissances
scientifiques s’y élaborent.
Olivier Dollfus en identifie une demi-douzaine.
Les villes de l'AMM sont donc d'abord des
métropoles mondiales, des "villes
mères", productrices d'activités
et de richesse. Ainsi le PUB (Produit
Urbain Brut) de l'agglomération
de Tokyo est quasi égal au PIB de
la France et il est deux fois supérieur
à la richesse globale de la Chine,
celui de New York est près de trois
fois supérieur au PIB de l'Inde,
etc. Voir des exemples à partir du
corpus
documentaire du dossier ("Hiérarchies,
classifications et typologies").
L'idée d'archipel mondial se distingue
de celle du "village global"
popularisé par le Canadien Marshall
MacLuhan ( La Galaxie Gutenberg
- 1962) qui pressentait l'émergence
d'une "tribu mondiale" fondée
sur la généralisation des
moyens de communication électroniques.
En effet, l'archipel suggère plutôt
l'isolement et la fragmentation, et évoque,
comme en négatif, les espaces laissés-pour-compte
de la mondialisation.
La surconcentration constatée des
activités dans les mégalopoles
vient en partie contredire certaines prospectives
dominantes des années 1960 à
1990 : elles insistaient alors sur la dispersion
des activités, la montée en
puissance des moyens de transport et de
communication permettant, en théorie,
un étalement des activités
créatrices. Pourtant, le phénomène
de dispersion n’a pas eu lieu. Car
pour fonctionner, les activités des
services avancés, "(...) la
finance, l’assurance, l’immobilier,
le conseil, l’assistance juridique,
la publicité, le design industriel,
le marketing, les relations publiques, la
sécurité, la recherche d’informations
et la gestion des systèmes d’informations,
mais aussi la recherche, le développement
et l’innovation scientifique (...)"
(Miguel Castells) bénéficient
d'économies d'agglomération,
de synergies et externalités positives
et dépendent de ressources qui sont
de moins en moins génériques,
transférables ou interchangeables.
Seuls les lieux combinant diversité
et complexité sociales, proposant
un tissu d'inter-relations intégrées
et denses qui relèvent parfois de
contacts hasardeux ou aléatoires,
peuvent prétendre intégrer
cet AMM.
Mise
à jour : octobre 2003 |
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Avantage
compétitif / comparatif
La principale distinction entre "avantage
compétitif" et "avantage
comparatif" est la suivante : un avantage
compétitif est un avantage qui est
construit et qui, pour être maintenu,
doit être entretenu. La présence
dans un lieu donné d'un système
éducatif particulièrement
performant en est un exemple. Un avantage
comparatif a un caractère plus absolu
et ne dépend pas des institutions
ou des politiques locales : la présence
d'un minerai par exemple. Il est clair que
ces avantages n'en sont que s'il existe une demande et
qu'ils ne sont pas pérennes.
Au XXIe siècle, les avantages
comparatifs liés à la localisation
et à la ressource s'effritent. Selon
Michael Porter (1990), certaines régions
parviennent à se créer des
avantages compétitifs qui semblent
reposer, de fait, sur les avantages liés
à l'agglomération d'activités
économiques (accès
à la main-d'œuvre, aux marchés
et aux infrastructures) et aux capacités d'innovation.
Mise
à jour : octobre 2003 |
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Banlieue
Territoire urbanisé qui entoure une
ville. Le terme provient de la juxtaposition
des termes ban (interdiction et juridiction)
et lieue : il s'agissait du territoire d'une
lieue de distance autour d'une ville sur
lequel s'exerçait le ban. La banlieue
renvoyait donc à des idées
de soumission et d'exclusion.
La banlieue désigne aujourd'hui des
communes autonomes mais qui se sont urbanisées
sous l'influence d'une ville-centre.
Mais celle-ci peut avoir étendu son
territoire et annexé tout ou partie
de ses banlieues. Les relations entre les
banlieues et leurs villes-centres sont souvent
caractérisées par la ségrégation
(dans un sens pas nécessairement
péjoratif) et le desserrement.
Le mot générique "périphérie"
tend à se substituer à celui
de banlieue dont les limites sont floues
:
- périphérie suburbaine
pour les espaces contigus avec la ville-centre,
- périphérie périurbaine
pour les espaces les plus extérieurs
et relâchés de l'agglomération.
Mise
à jour : octobre 2003 |
Bidonville
Les flux de populations, parfois démunies, attirées vers les grandes villes et les métropoles sont toujours alimentés par la croissance démographique et par la poursuite de l'exode rural. Ces populations peuvent alors s'installer dans des bidonvilles, terme qui désigne un ensemble d'habitations précaires, dans des secteurs non viabilisés, généralement faites de matériaux de récupération et dont les habitants ne possèdent pas de titre de propriété. À l'origine, il désignait les "maisons en bidons" bricolées par les migrants des campagnes vers les villes marocaines.
Ailleurs dans le monde on parlera de shanty town ou slum (Etats-Unis), de favelas (Brésil), de barriadas (Pérou), barrios de ranchos (Venezuela), etc.
Le bidonville résulte d'une occupation de fait, illégale, du sol dans les secteurs des périmètres urbains ou suburbains considérés comme inutilisables, dangereux, plus ou moins insalubres (fortes pentes, zone inondable et lagunes, décharge, etc.) et laissés vacants. L'apparition de ces constructions est souvent rapide, parfois en une nuit, afin de prendre de court les autorités.
Mais le terme anglais fourre-tout de slum, utilisé par les instances internationales, ou les termes français de bidonville ou de taudis, cachent une réalité complexe et diversifiée. En effet, les bidonvilles réalisés en matériaux de récupération donnent souvent naissance, à plus ou moins long terme, à des quartiers consolidés aux habitations construites en dur et en voie progressive de reconnaissance et de viabilisation, avec toute une gradation de formes intermédiaires. Le terme de taudis, quant à lui, est plutôt réservé aux bâtiments anciens des quartiers centraux des villes fortement dégradés et devenus insalubres. On doit aussi tenir compte d'un habitat informel et nomade, sous tente parfois, de sans-abris en nombre croissants dans certaines grandes agglomérations.
De par leur nature même, les statistiques sur ces habitats précaires sont approximatives. Cependant, selon l'ONU-Habitat (UN Habitat), une quinzaine de villes auraient au moins un million d'habitants en bidonvilles (4 millions à Mexico, 2,2 à Caracas) et 1 milliard d'individus environ vivraient aujourd'hui dans des bidonvilles ou dans des taudis.
Voir :
- Virginie Baby-Collin et Emiliano Zapata, Caracas, entre métropolisation et fragmentation urbaine
- Samuel Rufat, Mexico, au risque de son développement (nouvelle fenêtre)
Mise
à jour : mai 2010 |
| Centralité
La centralité qualifie la capacité
d'action d'un élément central
(le centre urbain, la métropole)
sur sa périphérie en termes
de desserte, de services, d'attractivité,
d'une manière générale,
de polarisation. En matière urbaine,
elle fut analysée par W.E. Christaller
en 1933 : dans le cadre de son
étude des lieux centraux
il cherche à rendre compte de la
taille, de l'espacement et du nombre des
villes.
Comment mesurer
une centralité dont le caractère
est multidimensionnel ? Certains auteurs
proposent un "indice simple de centralité",
rapport entre la rente du centre-ville et
la rente en banlieue. D'autres étudient
l'évolution des gradients de densité
ou proposent des critères socioculturels
pour mesurer la qualité centrale
d'un lieu.
La périurbanisation, le développement
d'edge cities,
n'a pas encore inversé le rapport
ville-centre / périphérie
: l'indice de centralité reste encore
supérieur à 1 dans la plupart
des grandes villes, y compris en Amérique
du Nord où elles sont pourtant davantage
polynucléarisées
qu'en Europe.
On remarque
aussi que la centralité, aux niveaux
supérieurs de la hiérarchie
urbaine, s'affranchit de plus en plus des
seuls rapports de proximité et de
distance physique : elle tient davantage
aux interactions immatérielles, aux
rapports de pouvoir et de contrôle
dans une société de plus en
plus mondialisée.
Mise
à jour : octobre 2003 |
Centre
Lieu de concentration dont le poids, la
"taille" dépend d'un certain
nombre de critères de nature socio-économiques,
socioculturels. Le centre aura une capacité
d'impulsion, de commandement qui dépendra
de :
- sa population (densité, part/reste
de la population), de son niveau de vie,
de l'ancienneté de son développement,
- ses capacités de production (capitaux,
qualifications,etc.),
- ses capacités d'autodéveloppement
sur ses propres ressources humaines et financières,
- ses capacités de recherche et d'innovation
: investissements en R&D, lieux de recherche.
Le poids d'un centre comporte aussi des
éléments qualitatifs, subjectifs
("l'atmosphère de place"
selon J. Labasse) c'est-à-dire l'attractivité
de ses pratiques culturelles, de son mode
de vie, des principales valeurs qui s'y
trouvent représentées. Par
la vertu de son centre, "la métropole
contrôle, présente, distribue,
rassemble" (J. Labasse).
"Parmi les nouvelles géographies
construites à l'échelle planétaire
autour du concept de centre, celle qui s'impose
d'emblée relie entre eux les carrefours
internationaux, les grandes places financières
et les principaux centres d'affaires, à
savoir : New York, Londres, Tokyo, Paris,
Francfort, Zurich, Amsterdam, Los Angeles,
Sydney et Hong-Kong entre autres auxquels
s'ajoutent désormais des métropoles
telles que Bangkok, Taipei, São Paulo
et Mexico. Du fait du rôle joué
par les marchés financiers, par le
commerce des services et par les investissements,
le volume des échanges entre ces
métropoles a énormément
augmenté, à un point tel que
les ordres de grandeur en ont été
complètement bouleversés"
(Saskia Sassen).
Mise
à jour : octobre 2003 |
| Centre
des affaires (CBD - Central Business
District)
Il résulte de l'élimination
progressive du centre-ville (downtown)
de fonctions résidentielles, des
activités industrielles et de certaines
formes de commerce pour former un espace
où se concentrent des activités
à très forte valeur ajoutée
financière (sièges sociaux,
sociétés spécialisées
dans les transactions, etc) et les services
de proximité (commerces, restauration)
qui leur sont attachés. La recherche
de la centralité, les prix très
élevés du foncier ont conduit
urbanistes et architectes à concevoir
des immeubles très élevés
dont la surface de plancher rapportée
au sol est très importante : les
mouvements verticaux remplacent alors les
déplacements horizontaux. D'où
des paysages urbains dont le profil (la
skyline) est caractéristique.
Dans l'hypercentre du CBD
se concentrent les activités qui
ont le moins besoin d'espace pour le plus
fort rendement financier.
Mise
à jour : octobre 2003
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Classement
(ranking)
Classements et autres
"ranking" se multiplient sous
des formes de médiatisation variées,
de la publication universitaire aux magazines
à grand tirage. Pour ce qui concerne
les villes, différents classements
comparent leur qualité de vie, leur
offre d'emploi, leur développement,
etc. Lorsqu'ils sont favorables ces classements
sont instrumentalisés par les chambres
de commerce ou les gouvernements. Les méthodes
adoptées sont diverses, en fonction
des objectifs poursuivis et des niveaux
d'échelle considérés.
Ainsi, en ira-t-il différemment suivant
que l'on se propose de comparer les villes
entre elles à l'échelle européenne
ou de les comparer dans le contexte de la
globalisation des économies à
l'échelle mondiale
Voir en page
"corpus documentaire"
Mise
à jour : octobre 2003 |
Communauté
d'agglomération - Communauté
urbaine (France)
La communauté d'agglomération
est un établissement public
de coopération intercommunale (EPCI)
regroupant plusieurs communes formant, à
la date de sa création un ensemble
de plus de 50 000 habitants d'un seul tenant
et sans enclave autour d'une ou plusieurs
communes centre de plus de 15 000 habitants.
Ce seuil de 15 000 habitants ne s'applique
pas lorsque la communauté d'agglomération
comprend le chef lieu du département.
La communauté urbaine
a été instituée par
la loi de 1966. C'est un EPCI regroupant
plusieurs communes d'un seul tenant et sans
enclave. Douze communautés urbaines
existaient avant la loi de 1999. Depuis,
la loi de 1999 toute nouvelle communauté
urbaine doit comprendre à sa création
au moins 500 000 habitants. C'est la
forme la plus achevée de la coopération
intercommunale où les communes s'associent
au sein d'un espace de solidarité,
pour élaborer et conduire ensemble
un projet commun de développement
urbain et d'aménagement de leur territoire.
- Voir le lexique proposé par la Datar
:
www.datar.gouv.fr/fr_1/contenus_secondaires_714/glossaire_7/
Mise
à jour : octobre 2003
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Conurbation
Ensemble de villes devenues coalescentes
par extension de leurs périphéries
entre lesquelles s'établit une complémentarité
et une répartition des fonctions.
Par exemple : en France,
l'ensemble Lille-Roubaix-Tourcoing ; en
Allemagne, la Ruhr ; en Europe médiane,
la Silésie, de Nowa Huta à
Gliwice en passant par Cracovie, Katowice.
On remarquera que de telles conurbations
sont avant tout des héritages des
"effets de gisement" (avantage
comparatif) dans les localisations
urbaines. Une conurbation est donc, par
nature, multipolaire.
Mise
à jour : octobre 2003 |
Culture et régénération (renouvellement) urbain(e)
La prise en compte du rôle de la culture dans
le renouvellement (ou régénération) urbain(e) est une tendance
contemporaine qui découle des dérives de nombreuses
politiques d’aménagement des années 1960 et 1970 principalement qui, faute d’avoir tenu compte de la dimension culturelle de leurs initiatives, ont pu contribuer à
la dégradation du tissu urbain.
Les opérations de régénération urbaine mises en œuvre se sont parfois révélées contre-productives.
Aussi, à partir des années 1980 et 1990, des villes aux héritages industriels marqués ont fait des activités économiques créatives et culturelles les fers de lance de leur régénération.
Loin d’être accessoires, les questions culturelles doivent
se situer au cœur du développement et des projets urbains.
La culture, sous des aspects très différents,
peut avoir un effet régénérateur lorsqu'elle est intégrée aux autres dimensions, technique, économique et
sociale, d'autant plus que les liens entre
culture et économie apparaissent de plus en plus étroits.
L'économie culturelle et créative participe au développement de la ville, et de son agglomération, en lui conférant une image positive et dynamique susceptible d'attirer investissements, entreprises, populations et visiteurs. L'idée de ville ou d'agglomération créatives impliquent d'identifier des viviers et réseaux de compétence, des infrastructures et des équipements offrant un environnement favorable à l'activité culturelle.
Voir les articles de :
- Charles-Edouard Houllier-Guibert, Ville internationale, image internationale, le cas de Montréal
- Fabien Jeannier, Culture et régénération urbaine : le cas de Glasgow
- Jacques Fache et Marion Gobin,
>
Des territoires métropolitains à l'heure de l'économie de la connaissance : Nantes et Sarrebruck, études comparées
> Dans le dossier " Territoires européens : régions, États, Union" (nouvelle fenêtre) : Innovation et territoire, enjeu essentiel des politiques
d’aménagement en Europe
En corpus documentaire de ce dossier : Des villes en compétition : quelle place pour la culture ?
Mise
à jour : septembre 2008 |
Densités
urbaines
En milieu urbain et/ou métropolitain,
on pourra établir le rapport du nombre
d'habitants par unité de surface.
D'autres mesures de densité peuvent
être utiles comme la densité
de logements, les densités résidentielles.
Quant à la densité de construction,
exprimée en mètres carrés
construits par unité de surface,
elle représente le coefficient
d'occupation des sols (COS) très
utilisé dans l'élaboration
des plans d'urbanisme. Celle également
de la .
Mais, pour établir ces mesures, quelle
surface prendre en compte : la parcelle,
l'îlot, le quartier ? Faut-il inclure
ou exclure les équipements publics,
la voirie, les espaces verts, les zones
d'activité ? Ainsi est-on amené
à distinguer différents types
de densité, brute ou nette.
Mise
à jour : octobre 2003 |
Durable
(ville, métropole, développement)
Les ensembles urbains concentrent aujourd'hui plus de la moitié de la population mondiale absorbant 75% des ressources de la planète et elles sont responsables de 80% des émissions de CO2. Aussi, le projet de ville (ou de métropole)
durable ne peut se comprendre en dehors
de ce contexte, des mutations qui affectent
l'habitat devenant urbain à une échelle
et à un rythme sans précédent
dans l'histoire. Simultanément, la
ville s'étale et se disperse, des
morphologies d'archipel se dessinent, les
sentiments de solidarité collective
tendent à se diluer. Dans ces conditions,
le "durable" est au temps ce que
le "global" est à l'espace
et l'on peut définir la ville durable
ainsi :
- une ville capable de se maintenir dans
le temps, de garder une identité,
un sens collectif, un dynamisme à
long terme,
- une ville qui doit pouvoir offrir une
qualité de vie acceptable en tous
lieux et des différentiels maîtrisés
entre les cadres de vie. Cette exigence
appelle une mixité sociale et fonctionnelle,
ou, à défaut, des stratégies
pour favoriser l'expression de nouvelles
proximités.
Une ville durable est, en conséquence,
une ville qui se réapproprie un projet
politique et collectif, renvoyant à
grands traits au programme défini
par l'"Agenda pour le XXIe" siècle"
(Agenda 21) adopté lors de la Conférence
de Rio en 1992.
Voir dans d'autres dossiers (nouvelles fenêtres)
- Manuel Appert : Les mobilités quotidiennes à Londres : aspects, impacts et régulations
- Marie-Noëlle Carré : Buenos Aires, ou les territoires de la récupér-action
- Béatrice Bochet, Jean-Bernard Gay et Giuseppe Pini :
La
ville dense et durable, un modèle
européen pour la ville ?
- cérémonie du Grand prix de l’urbanisme 2009 en hommage au lauréat, François ascher (différents documents audio) : www.developpement-durable.gouv.fr/Grand-Prix-de-l-urbanisme-2009,13674.html
-
et aussi, d'après le texte de Cyria Emelianoff
(thèse de troisième cycle
de géographie à l'université
d'Orléans : "La ville durable,
un modèle émergeant"
(Porto, Strasbourg, Gdansk) - 1999
www.environnement.gouv.fr/villedurable/intro/emelia.htm
Mise
à jour : mai 2010 |
Économies
- déséconomies d'agglomération
Les économistes (depuis Pigou et
Marshall), désignent les effets
économiques liés à
l'agglomération des facteurs de
production sous le terme "d'économies
externes d'agglomérations".
Mais les avantages de la concentration
urbaine ont des contre-parties telles
que les phénomènes de congestion,
de pollution : des déséconomies
d'échelle. Les villes, à
la recherche d'un modèle de développement
durable, sont en quête
d'un équilibre entre ces deux termes
de l'équation.
Mise
à jour : octobre 2003
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Edge
city (ville-lisière)
Néologisme proposé par J.
Garreau, parfois traduit par "ville-lisière"
ce qui ne rend pas tout à fait compte
de l'expression américaine. Elle
renvoie à un positionnement spatial
dans l'agglomération mais aussi à
une dynamique spatiale de "front".
Pour J. Garreau, une edge city
est un lieu d'existence récente (20
ou 30 ans) qui rassemble surtout des emplois,
des bureaux, des espaces commerciaux et
d'hôtellerie, quelques sièges
sociaux. Ils constituent ainsi de nouveaux
lieux de vie dont les capacités d'auto-organisation
concurrencent, en partie seulement, le noyau
urbain principal. Ces villes-lisières
participent à la polynucléarisation
des espaces urbains.
Mise
à jour : octobre 2003 |
Étalement urbain (urban sprawl) / Expansion urbaine
L'accroissement démographique des grandes aires urbaines s'accompagne de phénomènes d'étalement des cités sur les espaces périphériques, phénomènes favorisés par la mise à disposition de systèmes de transport individuels ou collectifs. L'étalement urbain peut correspondre à ce que les anglo-saxons désignent sous le nom d'" urban sprawl", introduisant ainsi une connotation négative pour désigner un mode d'expansion de la tache urbaine plutôt anarchique et peu contrôlé. Lorsque l'on prend en compte des variables clés telles que la densité, la forme urbaine, l'accessibilité, on peut distinguer l’étalement urbain de l’expansion urbaine. L'étalement produit des formes urbaines plus éparpillées sous forme de mitage des espaces périphériques à la ville.
On parlera aussi, selon les cas, de périurbanisation (urbanisation continue aux franges des agglomérations), de rurbanisation (processus d'urbanisation rampante de l'espace rural par imbrication des zones urbanisées périphériques et des noyaux de l'habitat rural initial, sans tissu urbain continu), de suburbanisation (développement continu de l'espace autour des villes), etc.
Pour prolonger :
- Antoine Fleury, Istanbul : de la mégapole à la métropole mondiale
- Manuel Appert, Les mobilités quotidiennes à Londres : aspects, impacts et régulations
-
Natacha Aveline, Tôkyô, métropole japonaise en mouvement perpétuel
- Virginie Baby-Collin, Caracas, entre métropolisation et fragmentation urbaine
- Samuel Rufat, Mexico, au risque de son développement
Mise
à jour : novembre 2010
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Eurocités
Il s'agit d'identifier les métropoles
qui, en Europe, sont susceptibles de disposer
de fonctions métropolitaines complètes
et de rang international : concentration
des lieux de décision, concentration
d'entreprises et/ou d'institutions internationales,
présence de services tertiaires
de niveau métropolitain, accessibilité,
rôle de vitrine (expositions, foires),
capacités d'innovation.
Une étude de l'ex-DATAR en 1989 (Roger
Brunet - Les villes européennes
- GIP Reclus) se proposait d'identifier
les cités de "taille européenne"
à partir de la notion de "masse
critique" reposant sur des indicateurs
de nature fonctionnelle. Aujourd'hui d'autres
typologies sont fondées sur les
dynamiques urbaines à l'œuvre
et sur des caractéristiques structurelles
qui associent métropolisation et
internationalisation des échanges.
Ainsi les métropoles européennes
entrent-elles en compétition pour
atteindre le rang d'eurocité avec
des fonctions métropolitaines complètes
et de rang mondial.
Une typologie, des spécialisations
apparaissent entre les grandes cités
européennes. Antoine Bailly (Espace
Géographique, n°1, 1995) proposait
de distinguer trois modèles de
croissance des métropoles européennes
: le modèle "services"
à l'image des régions Ile-de-France
ou genevoise dont une part essentielle
de l'emploi est consacré aux fonctions
de régulation - circulation ; le
modèle "industrie-services"
comme en Lombardie ou dans le canton de
Bâle ; le modèle "société
de consommation" caractéristique
des grandes métropoles régionales
françaises (Marseille, Lyon), et
de métropoles d'Europe du nord
(Copenhague) ou du sud (Naples) qui se
consacrent surtout aux services aux populations,
à la distribution.
Voir dans la partie
"corpus documentaire" du
dossier
Mise
à jour : octobre 2003 |
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Externalités
Aux yeux des économistes, la ville
est un lieu essentiel de production d'externalités,
c'est-à-dire de transferts de valeur
sans compensation monétaire : effets
d'imitation et de diffusion rapide de l'information,
élargissement du champ des choix,
mises en synergie innovatrices, constituent
par exemple d'importantes sources d'économies
externes que l'on désigne aussi sous
le terme d'économies d'agglomération.
Mise
à jour : octobre 2003 |
Fonctions
métropolitaines supérieures
Les fonctions de commandement et de pouvoir
caractérisent les grandes métropoles
et prennent appui sur les activités
des secteurs tertiaire
supérieur (ou avancé) et quaternaire qui y sont localisées
: finances internationales, audit et conseil,
etc.
Symboles de dynamisme, de décision,
porteuses d’images positives, ces
fonctions ont été précisées
en France à la suite du recensement
de la population de 1990 afin de compléter
l’analyse traditionnelle par secteur
d’activité et pour mettre en
évidence les fonctions caractéristiques
des plus grandes villes.
Les fonctions tertiaires sont caractéristiques
des grandes métropoles. À
la différence du tertiaire banal,
domestique, le tertiaire supérieur
comprend : le tertiaire industriel péri
productif ( services supérieurs aux
entreprises dans les domaines des services
financiers, logistiques, de l'information
et de la communication, de l'ingénierie,
etc.) ; le tertiaire directionnel et de
régulation (contrôle et réglementation
des systèmes politiques et administratifs,
économiques, sociaux) ; le tertiaire
de la formation et de la culture.
Pour prolonger :
- Antoine Fleury, Istanbul : de la mégapole à la métropole mondiale
Mise
à jour :novembre 2010
|
Gentrification
Les programmes de réhabilitation
de certains quartiers ou ilôts des
centres-villes, dont le bâti se trouve
ainsi requalifié, provoquent souvent
une hausse des prix du foncier, des loyers
et favoriser ainsi la concentration de populations
des catégories supérieures
aux fortement liées aux spécialités
des métropoles. Ce processus s'inscrit
à l'encontre du délaissement
des centres-villes par les populations aisées
attirées par les périphéries
urbaines. Mais il concerne plutôt
les jeunes actifs sans enfants ou les populations
plus âgées dont les enfants
sont émancipés.
Mise
à jour : octobre 2003 |
Globales / mondiales (villes)
Popularisée par Saskia Sassen, l'expression
désigne les métropoles se
situant au niveau supérieur de la hiérarchie urbaine à l'échelle
mondiale. Lieux et milieux où se
concentrent les pouvoirs centraux des entreprises
et de l'économie mondiale, ils résultent
d'une double et paradoxale dynamique de
:
- dispersion (délocalisations - relocalisations
des activités de productions de biens),
- centralisation des fonctions de coordination,
de prévision et de gestion mondialisées.
Ainsi, plus l'économie s'internationalise
et plus les fonctions de contrôle
des grandes firmes s'agglomèrent
dans un petit nombre de sites.
Au regard des critères de S. Sassen,
il n'y avait que trois villes globales à
l'échelle mondiale : Tokyo, Londres
et New York. Les autres grandes métropoles
mondiales ne seraient "globales"
qu'à des échelles régionales.
Cette classification est certainement appelée à évoluer avec la montée en puissance des grandes métropoles des pays émergents.
- Charles-Edouard Houllier-Guibert, Ville internationale, image internationale, le cas de Montréal
Mise
à jour : octobre 2003 |
Gouvernance
urbaine
Dans l'usage devenu le plus courant,
le terme général de gouvernance
se rapporte aux relations entre les dirigeants
et les dirigés, notamment entre l'État
et la société civile. Il désigne
l'ensemble des processus et des institutions
qui participent de la gestion politique
d'une société.
À l'échelle de la cité,
de la métropole, géographes,
économistes, sociologues et urbanistes
nourrissent un débat autour de la
notion de "gouvernance urbaine entrepreneuriale".
Pour certains, cette notion souligne l'importance
croissante des formes de partenariat entre
les collectivités locales et le secteur
privé en lieu et place des formes
de régulation étatiques traditionnelles et différentes formes de partenariat public - privé tendent à s'imposer dans certaines villes et métropoles.
Pour d'autres, l'affirmation des grandes
cités ne signifie pas la relégation
de l'État. Par ailleurs, les échelons
administratifs des maillages intermédiaires
(Régions en France, Länder en
Allemagne, Junta des provinces espagnoles)
peuvent entrer en concurrence avec les municipalités
et restreindre leur autonomie.
Pour prolonger :
- Antoine Fleury, Istanbul : de la mégapole à la métropole mondiale
-
la page " informations
scientifiques" du dossier.
Mise
à jour : novembre 2010
|
Hiérarchie
urbaine
La hiérarchie urbaine décrite
par la loi rang-taille (de Zipf),
ou par la théorie des lieux
centraux fut longtemps perçue
comme une forme particulièrement
stable et universelle de l'organisation
du peuplement et des activités sur
un territoire.
Aujourd'hui, dans un contexte de mondialisation,
au sommet de la hiérarchie des métropoles,
des villes comme New York, Londres, Francfort,
Sydney, Tokyo, etc., ont des niveaux de
déterritorialisation tels qu'elles
fonctionnent en quasi-apesanteur. Loin d'être
rivales, elles s'inscrivent dans un même
réseau planétaire qui transcende
les frontières et ronge la souveraineté
de leurs États respectifs. Le volume
des échanges entre ces métropoles
a énormément augmenté
de telle sorte qu'émerge alors "la
possibilité d’un lien systémique
autre que la compétition - sorte
de système urbain avec des points
d’appui internationaux" (S. Sassen)
Voir en page
"corpus documentaire"
Mise
à jour : octobre 2003 |
Inégalités
intramétropolitaines
De nouvelles formes d'inégalités
accompagnent le développement des
grandes métropoles. Elles se manifestent
sous la forme d'une bipolarisation sociale
des grandes cités : "haute
noblesse" des activités de service
et de contrôle supérieures
(finance, gouvernance) vivant dans des quartiers
huppés, parfois protégés
d'une part ; sous-prolétariat de
quartiers plus déshérités
et populaires à forte proportion
d'immigrés d'autre part. Saskia Sassen
a plus particulièrement exploré
ces incidences de la métropolisation
au niveau supérieur de la hiérarchie
mondiale, et, allant à contre courant
des théories dominantes sur le développement
des classes moyennes éduquées
nécessaires au fonctionnement de
la société de services, elle
montre que la sociologie des villes globales
fait plutôt apparaître "un
accroissement de l’inégalité
[...]. Actuellement les secteurs pilotes
engendrent une forte proportion d’emplois
à hauts salaires et d’emplois
à bas salaires".
Cette analyse n'est pas toujours jugée
fondée par ceux qui constatent que
les couches moyennes occupent une place
croissante dans la population et l'emploi
métropolitains.
Pour prolonger :
- Antoine Fleury, Istanbul : de la mégapole à la métropole mondiale
- Virginie Baby-Collin, Caracas, entre métropolisation et fragmentation urbaine
Mise
à jour : novembre 2010 |
Innovation et économie de la connaissance
L'innovation est un processus complexe, qui apparaît par vagues ou "grappes" dans le temps (voir l'analyse schumpétérienne) et en "archipels" ou en "nappes" dans l'espace. Du fait de la concentration des activités,
des individus, des allocations de ressources
et grâce aux économies d'agglomération
réalisables, les métropoles
et leurs périphéries sont
souvent des lieux privilégiés
des processus de l'innovation qui mobilise une multiplicité d'acteurs et peut être considérée comme un marqueur pertinent des hiérarchies urbaines.
La mutation contemporaine du système économique autour de l'économie de la connaissance (que les anglo-saxons désignent sous le terme de knowledge economy repositionne les territoires dans le système productif et la centralité métropolitaine est alors un atout essentiel. Les milieux innovateurs sont particulièrement portés par les potentiels d'adaptation, de flexibilité, de créativité que l'on rencontre dans les grandes villes et les métropoles qui peuvent ainsi irriguer toute une "région apprenante" ( learning region). Il est en effet essentiel de replacer cette centralité métropolitaine dans une dimension régionale dont la donne des relations ville-région ainsi que des relations ville-réseau urbain est naturellement changée.
Pour prolonger :
- Richard Shearmur, Métropoles et innovation
- Jacques Fache et Marion Gobin, Des territoires métropolitains à l'heure de l'économie de la connaissance : Nantes et Sarrebruck, études comparées
- les actes du Festival International
de Géographie 2001 consacré
à la Géographie de l'innovation
: http://xxi.ac-reims.fr/fig-st-die/actes/actes_2001/default.htm
Mise
à jour : mai 2008 |
Intercommunalité
La décentralisation de 1982 s'est
accompagnée d'un élargissement
du champ de compétences des villes
et de leurs prérogatives fiscales.
Ainsi les responsabilités des maires
s'alourdissent et un certain nombre d'effets
pervers et de conflits se révélent
ou s'aggravent. Les villes-centres
voient leurs charges de centralité
s'alourdir. Elles prennent en charge,
en partie ou totalité, bon nombre
d'équipements qui bénéficient
à l'ensemble de l'aire urbaine
: équipements culturels, gestion
d'infrastructures, etc. Inversement, certaines
communes de la périphérie,
bénéficiant de surfaces
disponibles, accueillent entreprises industrielles
et commerciales qui leur rapportent de
la taxe professionnelle.
Aussi le mouvement de coopération
intercommunale a-t-il été
relancé à partir de 1992
par la loi dite "loi d'orientation
relative à l'administration de
la République" (6 février
1992) qui crée de nouvelles structures,
les communautés de communes et
de villes qui se superposent aux précédentes.
La loi dite "loi Chevènement"
de 1999 clarifie et simplifie les formes
de la coopération intercommunale
à travers trois types d'"établissements
publics de coopération intercommunale"
(EPCI) : communautés de
communes, communautés d'agglomération,
communautés urbaines.
Elle impose aussi une taxe professionnelle
unique (TPU) sur tout le territoire
des EPCI.
Mise
à jour : octobre 2003 |
Lieux centraux
(théorie des ...) , centralité
La théorie des lieux centraux s'efforce
de rendre compte de l'espacement et des
inégalités de la taille
des villes (leur organisation spatiale
et hiérarchique) par leurs fonctions
économiques (commerce et services).
Initialement énoncée par
Christaller (1933) et Lösch
(1940), elle fut ensuite l'objet
d'autres formalisations dans le cadre
de modèles développés
aussi par des mathématiciens et
des économistes.
Le concept-clef en est la centralité
: l'offre et la demande de biens et de
services se rencontrent et s'échangent
dans des "lieux centraux" privilégiés
par leur accessibilité. Une position
centrale permet de minimiser les coûts
: les activités qui ne sont pas
liées à des ressources localisées
recherchent de telles situations. La centralité
n’est pas seulement fonctionnelle
: elle explique le rôle symbolique
que tiennent les villes.
Un débat contemporain porte sur
les effets, à moyen et plus long
terme, que pourraient avoir les progrès
des communications à distance,
de la dématérialisation
de nombreux échanges, des processus
de mondialisation.
Mise
à jour : octobre 2003 |
Littoralisation
Les grandes concentrations métropolitaines
sont souvent en situation d'interface entre
une façade maritime et son hinterland
(arrière-pays).
Mise
à jour : octobre 2003 |
Loi
rang-taille
Voir loi de Zipf
Mise
à jour : octobre 2003
 |
Mégalopole
Terme forgé sur des racines grecques,
d'abord appliqué à la Megalopolis
nord-américaine par J. Gottmann.
On distingue habituellement deux autres
megalopolis dans le monde, au Japon et en
Europe. Le terme désigne des ensembles
urbains reliés fonctionnellement
(réseaux de transports, communications).
La mégalopole se distingue d'une
conurbation par ses dimensions spatiales
et son poids démographique. Par ailleurs,
l'urbanisation n'y est pas forcément
continue : elle peut inclure des espaces
ruraux, naturels (forêts, zones humides),
des poches de marginalité.
À la différence de la métropole,
la mégalopole ne relève plus
d'une gestion locale, de proximité.
Mise
à jour : octobre 2003
|
Mégapoles
"Super-métropoles" correspondant
aux megacities de la terminologie
des Nations-Unies, elles concentrent, selon
les sources, des populations égales
ou supérieures à 10 millions
d'habitants, disposent d'aires d'influence
d'ordre international, voire mondial. Elles
ont tout particulièrement bénéficié
des processus de mondialisation des dernières
décennies.
En 2007, selon les statistiques de l'ONU, 19 mégapoles ( megacities) dépassaient les dix millions d'habitants et les villes de cette catégorie devraient être 26 en 2025.
Pour prolonger :
- Antoine Fleury, Istanbul : de la mégapole à la métropole mondiale
Mise
à jour : novembre 2010 |
Métapoles
L'ensemble constitué par les villes-centres
coalescentes, leurs nouveaux "centres
périphériques" ( edge-cities)
forme des territoires que F. Ascher a proposé
d'appeler métapoles, vastes aires
urbaines de plus en plus peuplées
mais aussi de plus en plus distendues, discontinues,
hétérogènes et multipolaires. Il s'agit de prendre en compte le changement d'échelle et de forme des villes, lié à la révolution des transports et des télécommunications. La ville industrielle était monocentrée et radioconcentriques, caractérisée par une continuité du bâti urbain. La ville contemporaine est une vaste conurbation polycentrique et discontinue, c'est une ville hétérogène.
- Cérémonie du Grand prix de l’urbanisme 2009 en hommage au lauréat, François ascher (différents documents audio) : www.developpement-durable.gouv.fr/Grand-Prix-de-l-urbanisme-2009,13674.html
Mise
à jour : mai 2010 |
Métropole
La métropole est avant tout une place
centrale, un lieu décisionnel. Ses
services à forte valeur ajoutée
irriguent une aire plus ou moins vaste selon
les échelles considérés,
de l'espace régional à l'espace
mondial. Et elle anime un système
urbain plus ou moins complexe à la
hiérarchisation emboîtée.
Elle peut être dotée de fonctions
spécialisées dans les domaines
politique, économique, de l'innovation.
Le poids et la croissance démographiques
en sont-ils des critères déterminants
? On notera que certaines agglomérations
africaines, multi-millionaires, n'ont pas
forcément tous les attributs de la
métropolisation. Une métropole
de rang global, international, ne pourra
être définie, analysée
comme une simple métropole régionale.
En 2007, selon les statistiques de l'ONU, 19 mégapoles ( megacities) dépassaient les dix millions d'habitants et les villes de cette catégorie devraient être 26 en 2025.
Une métropole internationale, de
rang mondial, est dotée de fonctions
directionnelles, de services supérieurs,
de capacités d'innovation scientifique
et technologique (technopôles). Elle
entretient d'importants réseaux internationaux
et bénéficie d'excellentes
conditions d'accessibilité, d'accueil
et d'hébergement et d'effets d'image
positifs.
Pour prolonger :
- Antoine Fleury, Istanbul : de la mégapole à la métropole mondiale
-
Virginie Baby-Collin, Caracas, entre métropolisation et fragmentation urbaine
Mise
à jour : novembre 2010 |
Métropolisation
La métropolisation désigne
le mouvement de concentration de populations,
d'activités, de valeur dans des ensembles
urbains de grande taille. Il peut se faire
au détriment de villes de niveau
hiérarchique inférieur et
l'on assiste bien souvent au renforcement
des niveaux supérieurs (lieux
centraux) du système urbain.
Les facteurs de la métropolisation
sont divers : économies d'échelle
et d'agglomération, avantages comparatifs,
besoins d'accessibilités aux réseaux
(aux échelles nationales et mondiales),
etc.
Le phénomène de métropolisation
ne se réduit pas à sa dimension
démographique. Il doit son ampleur
et son originalité à la concentration
spatiale des fonctions stratégiques
du nouveau système productif : appareils
de commandement et de contrôle ;
foyers de l'innovation ; accessibilités
aux réseaux de communication virtuels
ou physiques ; attractivité et poids
culturels.
La métropolisation peut se mesurer
et s'apprécier à l'aide de
toute une série de critères
structurels, fonctionnels, ou encore dynamiques
qui permettent d'établir hiérarchies,
classifications, typologies. Mais l'approche
du phénomène dépend
des niveaux d'échelle considérés
: une métropole de rang global, international,
ne pourra être définie, analysée
comme une simple métropole régionale.
Au niveau supérieur de la hiérarchie,
métropolisation rime avec mondialisation.
Pour prolonger :
- Antoine Fleury, Istanbul : de la mégapole à la métropole mondiale
- Charles-Edouard Houllier-Guibert, Ville internationale, image internationale, le cas de Montréal
Mise
à jour : novembre 2010 |
|
Métropole d'équilibre
Géographes et aménageurs constatent
les déséquilibres du développement
du territoire français dès
le début des "trente glorieuses"
: Paris et le désert français
de Jean-François Gravier date de
1947. Un rapport des géographes Hautreux
et Rochefort (1963) permet à la DATAR
d'identifier huit villes (ou villes en réseaux),
désignées, à partir
de 1964, comme métropoles d'équilibre
: Lille-Roubaix-Tourcoing, Nancy-Metz,
Strasbourg, Lyon-Grenoble-Saint-Etienne,
Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes-Saint-Nazaire.
Par la suite, quatre autres villes furent
associées : Rennes, Clermont-Ferrand,
Dijon, Nice. Ces métropoles bénéficièrent
d'une politique volontariste destinée
à équilibrer le poids de Paris,
à impulser des processus de développement
régional plus autonomes, harmonieux.
Elles furent dotées d'équipements,
d'investissements publics renforcés.
Mais, dès les années 1970,
le bilan semblait mitigé et plutôt
décevant : la croissance hypertrophique
de l'Ile de France ne ralentissait guère
et les métropoles d'équilibre
gênaient plutôt le développement
des villes moyennes de leur système
urbain qui, en définitive, connaîtraient
parfois une croissance plus rapide.
Mise
à jour : octobre 2003 |
Métropolité
Au delà de l'urbanité,
les métropoles peuvent avoir des
identités et des modes de vie qui
leur sont propres : multiculturarité
faisant de la différence une source
de richesse ; glocalité
qui, selon la formule consacrée,
conduit à "penser localement
et agir globalement" ; mobilité,
réactivité tant d'un point
de vue mental que du point de vue des déplacements.
Mise
à jour : octobre 2003 |
Mitage
Étalement, sans plan d'urbanisme
réellement cohérent, d'infrastructures,
de zones d'habitat, de zones d'activité,
dans des espaces initialement ruraux (forestiers
ou agricoles). Le phénomène
de mitage s'observe en zone périurbaine,
sous l'effet de fortes pressions foncières
ou/et touristiques et en l'absence d'une
réglementation d'occupation du sol
suffisamment cohérente et contraignante.
Mise
à jour : octobre 2003
|
Mobilités urbaines
Les structures territoriales qui se développent
aujourd'hui sont celles qui croisent pouvoir
et accessibilité. Ainsi, les grandes villes profitent de
l'essor de la rapidité différenciée
(J. Ollivro, 2000) pour s'imposer : via
leurs plates-formes multimodales,
elles offrent aux fonctions stratégiques
une accessibilité généralisée
aux autres villes importantes et s'imposent
comme des carrefours planétaires.
Les autres territoires ne parviennent
pas à relever le défi. Stade avancé du processus d' urbanisation,
la métropolisation repose, pour
partie, sur la proximité de liens
multimodaux de communication et sur la participation
à des réseaux internationaux.
Mais, tension et contradictions sont réelles
entre, d'une part, la liberté des
déplacements que seules les grandes
villes et les métropoles semblent
permettre et, d'autre part, les contraintes
urbaines de localisation.
Les grandes villes et les métropoles
ont des problèmes de mobilité qui leur sont spécifiques. Le transport
en site propre (TSP) exige
des infrastructures spécifiques
(métro, tramway, train). Elles
sont confrontées aux problèmes
suivants :
- les engorgements, les saturations, sources
de déséconomies d'échelle
et de dégradations environnementales,
- les conflits d'usage générés
par la densité des populations
et des activités,
- les conséquences de la péri-urbanité,
de la polycentralité, les besoins
spécifiques des navetteurs,
etc.
Les pouvoirs publics, les collectivités
territoriales, ont un rôle essentiel
à jouer dans la définition
des politiques d'aménagement des
transports urbains en définissant des plans de déplacement urbains, des plans de mobilité. Dans certains cas les entreprises de transport privées sont très autonomes et jouent directement un rôle essentiel avec une régulation publique plus limitée, ainsi qu'on peut le voir à Tôkyô par exemple.
- Exemple de plans de déplacement
urbain en région Ile-de-France
: www.pduif.org/index.php
- Voir en complément les contributions de :
> Manuel Appert : Les mobilités quotidiennes à Londres : aspects, impacts et régulations
> Natacha Aveline : Tôkyô, métropole japonaise en mouvement perpétuel
Mise
à jour : mars 2009 |
|
Périurbanisation
La périurbanisation, forme urbaine
à part entière, ne doit pas
être confondue avec ce que l'on appelle
parfois rurbanisation qui
désigne la progression de l'habitat
des citadins dans les zones rurales autour
des grandes villes.
Mise
à jour : octobre 2003 |
Pôle urbain
En France, pour l'Insee, le pôle urbain est une unité urbaine offrant au moins 5 000 emplois et qui n'est pas située dans la couronne périurbaine d'un autre pôle urbain.
Par leurs déplacements quotidiens, les salariés façonnent des territoires "vécus", entre communes résidentielles et communes "pôles". Les pôles caractérisent ici des territoires offrant des emplois et captant des salariés dans un environnement plus ou moins proche. Leur niveau d’influence délimite des bassins de mobilité que doivent prendre en compte les politiques publiques de transport et d’urbanisme. Ces zones d’échanges et de circulation d’actifs mettent en évidence un vaste système, dépendant de la ville-centre, mais également organisé en pétales en périphérie et en bassins de vie dans les espaces ruraux.
Mise
à jour : octobre 2003 |
Polycentrisme
En rupture avec des systèmes d'organisation
spatiale antérieurs basés
sur le modèle "centre / périphérie",
les espaces métropolitains tendent
à s'organiser autour de pôles
périphériques (edge cities,
nouveaux agrégats urbains) qui dessinent
des figures nouvelles à la centralité.
Le polycentrisme respecte les particularités
et les potentialités propres à
chaque pôle de développement
tout en favorisant l'émergence de
synergies interrégionales et transnationales
(polycentrisme maillé).
Mise
à jour : octobre 2003
|
Primatie (primacy) / primauté
La primatie (à distinguer du lieu où siège le primat de la religion catholique) est la situation d'une ville au premier rang du classement, par sa population, parmi les villes d'un même ensemble : région, État par exemple. Pour apprécier le degré de concentration et la hiérarchie urbaines, des "indices de primatie" peuvent être calculés. Le plus courant est l'indice de Jefferson (1939), qui est le rapport de l'effectif de population de la plus grande ville (P1) à celui de la deuxième (P2) soit : Ij = P1/P2. On peut aussi calculer l'indice de Stewart qui prend en compte les autres villes de rang inférieur, 3, 4, 5, .... n soit : Is = P1/(P2+P3+P4 ... + Pn).
On peut alors comparer les situations de régions, d'États différents en termes de domination du système urbain et de hiérarchie urbaine. Dans les pays développés, l'Ij moyen est de 3 environ. Un indice de primatie très élevé (supérieur à 5), se rencontre dans les situations suivantes : pays très faiblement peuplés dont la capitale concentre une part majeure de la population (ex : Islande) ; situation de mal-développement et de mal-gouvernance (divers pays africains et latino-américains) ; tradition historique de centralisme de l’État concentrant les fonctions de commandement sur la capitale. Un de ces types d'organisation unipolaire du système urbain est celui de la France avec un indice de primatie de 5.
À l’inverse, les pays densément peuplés qui ont eu une longue tradition décentralisatrice ont un indice de primatie faible : du fait de l'autonomie régionale (Espagne, Italie, Pays-Bas) ou d'un cadre fédéral (Suisse, Allemagne, Belgique). Ainsi, l'indice de primatie de l’Allemagne est de 1,7 et on qualifie parfois de "type rhénan" ces systèmes urbains carctérisés par une organisation multipolaire de leur territoire.
Mise
à jour : octobre 2003 |
Produit
Urbain Brut - PUB
L'équivalent, à l'échelle
des agglomérations urbaines, du produit
intérieur brut (PIB) pour des États.
Mise
à jour : octobre 2003 |

Région
urbaine
Une région urbaine regroupe toutes
les zones (même rurales) qui sont
dépendantes d'un centre urbain, en
particulier pour l'emploi. Cette définition
est surtout utilisée pour effectuer
une régionalisation autour des pôles
principaux et elle est particulièrement
pertinente pour suivre l'étalement
urbain : voir, en France, les aires
urbaines
Mise
à jour : octobre 2003 |
| Réhabilitation
urbaine
Consiste à rénover sans détruire,
sans raser, à la différence
de la rénovation. La réhabilitation
suppose un respect du caractère architectural
des bâtiments, du quartier concerné.
Il s'agit parfois de "trompe l'œil"
: la façade extérieure respecte
les apparences d'un bâtiment qui est
entièrement restructuré, réaffecté.
Souvent coûteuses, les opérations
de réhabilitation bénéficient,
en France, de financements et d'encadrements
dédiés tels que ceux de l'Agence
nationale pour l'amélioration de
l'habitat (ANAH) et autres dispositifs spécifiques
(PACT-ARIM, ZPPAU, etc.)
Mise
à jour : octobre 2003 |
Rénovation
urbaine
Terme prêtant à confusion avec
la réhabilitation, il s'agit ici
bel et bien de démolir, de raser pour
reconstruire selon des plans et une architecture
qui peuvent être radicalement différents
de l'antérieur.
Mise
à jour : octobre 2003 |
| Réseau
de villes
Un comité interministériel
de 1990 avait formalisé le concept
de "réseau de villes".
Depuis la DATAR a encouragé les villes
moyennes à mener des projets communs,
indépendamment des grandes métropoles
régionales. Un réseau de villes
résulte de l'association volontaire
de 2 à 6 villes ayant des intérêts
communs pour : gérer tel ou tel service
urbain, engager des démarches communes
de promotion, entreprendre des actions de
lobbying, etc. De telles formes de coopération
ont pu être ressenties comme "une
conspiration contre les frontières"
mais cette mise en réseau est surtout
un moyen d'éviter une marginalisation
croissante par rapport aux tendances lourdes
de la métropolisation en Europe.
Mise
à jour : octobre 2003 |
|
Réseau
urbain
L'expression évoque les relations
qu'entretiennent les villes entre elles
à travers les voies qui assurent
leurs échanges, les flux qui en traduisent
l'intensité. Elle met ainsi l'accent
sur les supports techniques de ces relations
: c'est pourquoi on peut alors lui préférer
l'expression de système de
ville, plus englobante. La représentation
graphique et cartographique des réseaux
urbains peut parfois poser le problème
d'une confusion avec celle des réseaux
techniques (voiries, infrastructures diverses)
Mise
à jour : octobre 2003 |
Services
Les villes et métropoles sont des
lieux privilégiés de production
de services supérieurs et spécialisés,
les services spécialisés attirant
les services spécialisés.
Très hétérogène,
le secteur tertiaire des activités
de services va des activités traditionnelles,
comme les services aux particuliers, aux
activités de pointe et de commandement.
Il était donc nécessaire d'y
distinguer un secteur du tertiaire
supérieur relatif aux services
rares (appelé aussi quaternaire)
qui désigne les services aux entreprises
proposés par les économies
métropolitaines.
Mise
à jour : octobre 2003 |
|
Spécialisation
Villes et métropoles trouvent souvent
leur origine dans la valorisation d'un atout
de localisation, d'un avantage comparatif
(lieux d'interface, de passage comme les
villes portuaires, de piedmont, de transit)
ou de ressource (minières, climatiques,
etc.). Ainsi héritent-elles de fonctions
spécialisées qui, au fil du
temps, tendent à se diversifier,
à se complexifier, parallèlement
à leur développement. Les
analyses comparées de leurs différentes
fonctionnalités peuvent donner lieu
à des typologies, des classifications.
Mise
à jour : octobre 2003 |
(loi)
SRU - France
La loi relative à la solidarité
et au renouvellement urbain (13 décembre
2000) actualise les dispositions de la loi
d'orientation foncière de décembre
1967 en y introduisant de nouveaux outils
d'aménagement. La loi reprend et
précise par ailleurs les dispositions
de la loi d'orientation sur la ville
(LOV) de 1992, notamment en ce qui
concerne l'équilibre du logement
social dans les agglomérations. Enfin,
la loi SRU présente également
l'intérêt de préciser
ce que pourrait être, dans une nouvelle
vision de l'urbanisme, le rôle de
l'État.
Institué par l'article 1 de la loi
SRU, le schéma de cohérence
territoriale (SCOT) est obligatoire
dans les aires urbaines afin de moderniser
la planification spatiale. Le plan
de déplacement urbain (PDU) est intégré à la loi
SRU (titre III). Il propose des orientations
pour l'ensemble des moyens de transport
et de déplacement à l'intérieur
de l'agglomération et doit être
en adéquation totale avec le SCOT.
L'ensemble de ces dispositifs vise à
donner un cadre législatif favorisant
le développement durable des villes
et métropoles.
Mise
à jour : octobre 2003 |
Statistiques
et indicateurs
La définition d'indicateurs et l'identification des données capables de décrire l' urbanisation et de comparer les villes, entre elles et dans le temps, sont de véritables défis, alors que l'on est confronté à la rapidité des phénomènes d'expansion urbaine, en particulier dans les pays émergents, à la nécessaire maîtrise de leur développement, à leur complexité et leur diversité. Or, le besoin en indicateurs normalisés se fait d’autant plus sentir que la mondialisation provoque une croissance des échanges entre les villes et qu'il est nécessaire de disposer des outils d'une gestion et d'une gouvernance efficaces des vastes espaces urbains.
L'étude comparée des rythmes
et des modalités de l'urbanisation dans
le monde se heurte au problème de
l'hétérogénéité
des données statistiques qui, d'un
État à l'autre, sont recueillies
selon des modalités très variables,
reposent sur des définitions différentes.
Ainsi, le terme même d'urbanisation, qui désigne
à la fois un état et le processus
qui y conduit, fait référence,
selon les auteurs et les spécialités,
à la population, au bâti ou
aux deux à la fois.
En France, la mesure de l’urbanisation
s’appuie sur les nomenclatures territoriales de l'Insee
prenant en compte le caractère spatial
et fonctionnel du phénomène.
Elles
reflètent deux approches distinctes
bien que liées : la première,
celle des unités urbaines se réfère à la continuité
spatiale du bâti ; la seconde, celle
des aires urbaines prend
en compte les mobilités domicile-travail
entre la ville et sa périphérie.
Ces nomenclatures offrent le grand avantage
de faciliter la lecture du phénomène
d’urbanisation grâce à
un langage commun.
À plus petite échelle, la croissance des métropoles et leur montée en puissance dans les relations diplomatiques et économiques mondiales s'opèrent dans un certain brouillard statistique. Leurs limites ne sont pas définies de manière homogène : faut-il retenir la limite administrative de la municipalité, dont la définition varie d'un pays à l'autre, ou les limites fonctionnelles de l' agglomération ? Sur quelles bases, avec quels indicateurs les comparer, en analyser le fonctionnement ?
C'est dans une telle perspective d'homogénéisation et de clarification qu'a été lancée, à l'automne 2008,
une initiative conjointe de la Banque Mondiale et de l'université de Toronto : le Programme des indicateurs pour les villes du monde (PIVM). Il se propose d'offrir aux villes un cadre qui les aidera à recueillir de façon cohérente des indicateurs urbains comparatifs. La base de données recueillie repose sur 63 indicateurs sur les services publics urbains et la qualité de vie grâce à laquelle les villes pourront recueillir, saisir, déclarer et suivre régulièrement différents indicateurs urbains.
À une échelle régionale, la base de données la plus complète et homogène est actuellement celle de l'Union européenne disponible sur le site de la Commission européenne : l' Urban audit. Cette compilation statistique, portant sur 258 villes des 27 pays de l'UE, recense les statistiques sur des thématiques diversifiées : performances économiques, inégalités sociales, environnement, aspects éducatifs et culturels, qualité de vie.
Voir :
- Iddri, Sciences Po - Des indicateurs pour les villes du monde, un outil à l’initiative de la Banque mondiale pour une meilleure gestion des villes
www.iddri.org/Activites/Conferences/Des-indicateurs-pour-les-villes-du-monde
- World Bank Urban and Local Government Strategy Website
www.wburbanstrategy.org
- Gobal city indicators, un partenariat entre l'université de Toronto et la Banque mondiale.
www.cityindicators.org
- L'Urban audit conduit par la Commission européenne et Eurostat : www.urbanaudit.org
- Les publications d'UN Habitat (State of the World’s Cities) : www.unhabitat.org/pmss
- La division statistiques des Nations Unies : http://unstats.un.org/unsd/demographic/default.htm
- La page
"savoir-faire" du dossier.
Mise
à jour : mai 2010 |
Systèmes
de villes, systèmes urbains
L'étude des systèmes de villes
(ou systèmes urbains) met l'accent
sur les aspects relationnels, les interactions
et interdépendances entre les villes
d'un réseau urbain. Les villes, organisées
en systèmes, mettent en jeu différents
types de relations :
- relations fonctionnelles (échanges
physiques d'informations, de marchandises,
de personnes),
- relations hiérarchiques (commandements
emboîtés ou sécants,
fonctions d'encadrement des territoires),
- relations de concurrences et/ou de synergies.
Mise
à jour : octobre 2003 |
Unité
urbaine
À
la différence des aires urbaines,
les unités urbaines se réfèrent
à la continuité du bâti : est considérée comme telle un ensemble d'une ou plusieurs communes présentant une continuité du tissu bâti (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. La condition est que chaque commune de l'unité urbaine possède plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
Deux unités
urbaines peuvent se jouxter sans en former
une seule, dès lors qu’il n’y
a pas continuité entre elles (règle
des 200 m). Si la zone bâtie se situe sur une seule commune, on parlera de ville isolée. Dans le cas contraire, on a une agglomération multicommunale.
Les unités urbaines peuvent s'étendre sur plusieurs départements.
Un centre est défini
pour chacune des unités urbaines multi-communales.
Si une commune représente plus de
50% de la population de l’unité
urbaine, elle est seule ville-centre. Dans
le cas contraire, toutes les communes qui
ont une population supérieure à
la moitié de celle de la commune
la plus importante sont villes-centres.
Les communes qui ne sont pas villes-centres
constituent la banlieue de l’unité
urbaine.
Notons que ces seuils, 200 mètres pour la continuité de l'habitat et 2 000 habitants pour la population, résultent de recommandations adoptées au niveau international. En France, le calcul de l'espace entre deux constructions est en grande partie réalisé à partir de photographies aériennes. Il ne tient pas compte des cours d'eau traversés par des ponts, des terrains publics (jardins, cimetières, stades, aérodromes,...), ni des terrains industriels ou commerciaux (usines, parcs de stationnement, etc.).
Voir :
-
la page
"savoir-faire" du dossier,
- le glossaire de l'Insee (définitions et méthodes) :
www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/unite-urbaine.htm
Mise
à jour : mai 2010
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Urbanisation
L'urbanisation désigne le processus, continu depuis la première révolution industrielle, de croissance de la population
urbaine et d'extension des villes. Au début du XXIe siècle, le phénomène tend même à s'accélérer avec le développement des pays émergents et un exode rural parfois massif. Depuis 2008, on estime que plus de la moitié des 6,7 milliards d'humains vivent dans des villes aux contours de plus en plus flous, contre 1/3 seulement en 1950. De 86 agglomérations de plus d'un million d'habitants en 1950, on est passé à 430 en 2005. Les mégapoles de plus de 10 millions d'habitants ont quintuplé depuis 1975, passant de 4 à 20.
La métropolisation
évoque le même processus que l'urbanisation mais
en prenant davantage en compte ses dimensions
économiques, politiques et symboliques
et en désignant les niveaux supérieurs
d'organisation des systèmes urbains
en fonction du niveau d'échelle étudié.
Mise
à jour : juin 2006
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| Ville-centre / Centre-ville
Commune centrale (dans ses limites administratives)
d'une agglomération, elle lui a donné
naissance. Son poids relatif dans l'aire
urbaine est variable. À ne pas confondre
avec le centre-ville (downtown)
qui désigne le noyau central (en
général le cœur historique
ou le centre décisionnel) de la ville.
Mise
à jour : octobre 2003 |
Zipf
(loi ou règle de)
Du nom de celui qui l'a énoncée
en 1949 (G.Z. Zipf), cette règle
de distribution rang/taille appliquée
aux villes consiste à les classer
en fonction du rang de leur population.
La relation qui s'établit entre la
population de chaque ville et son rang hiérarchique
dans un classement par nombre d'habitants
serait une constante : ainsi, la première
ville est plus peuplée que la deuxième
dans un rapport qui serait universel dans
le temps et dans l'espace, tout comme le
rapport entre la deuxième et la troisième,
etc. Dans un repère à double
échelle logarithmique, en x et en
y, la courbe de l'ensemble des points représentant
la population et le rang des villes suit
une droite d'ajustement. Tout écart
(résidu) significatif peut être
considéré comme une anomalie
et pose la question du pourquoi ? Lorsque
la première ville se détache
clairement au-dessus de la droite (comme
c'est le cas en France avec Paris), on estime
être en présence d'une macrocéphalie
urbaine.
Au demeurant, à l'heure de la globalisation
des économies, de la métropolisation,
cette approche quantitative et démographique
des hiérarchies urbaines n'est pas
forcément très heuristique.
Elle permet cependant d'établir des
comparaisons entre systèmes urbains.
Mise
à jour : octobre 2003 |
Zonage
par Aires Urbaines (ZAU)
Depuis 1997, l'Insee a substitué
ce découpage et cette nomenclature
spatiale aux Zones de Peuplement
Industriel et Urbain (ZPIU) pour
étudier les villes et leur territoire
d'influence.
Ce zonage décline le territoire en
quatre catégories. Les trois premières
constituent l'espace à dominante
urbaine (pôle urbains, couronnes périurbaines
et communes multipolarisées). La
quatrième catégorie concerne
l'espace à dominante rurale ne se
trouvant pas dans le domaine d'influence
d'un pôle urbain. Aujourd'hui 48 millions
de Français habitent dans un aire
urbaine à dominante urbaine.
Voir le site de l'Insee : www.insee.fr/fr/home/home_page.asp
Mise
à jour : octobre 2003 |
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Zone
(aire) d'influence
L'influence d'une métropole dépend
des services (aux particuliers ou aux entreprises)
qu'elle est susceptible de proposer dans
l'aire qu'elle polarise. Cette aire est
d'autant plus vaste que le service proposé
est rare : sa superficie est donc variable.
Mise
à jour : octobre 2003
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Principales
sources :
-
voir la partie "ressources"
du dossier,
- articles et références du dossier,
- dossiers de presse.
Glossaire proposé
par Sylviane Tabarly

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| Mise
à jour partielle : 10 novembre 2010
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