Un espace sous tensions

Publié le 17/12/2008
Auteur(s) : Sylviane Tabarly, professeure agrégée de géographie, responsable éditoriale de Géoconfluences de 2002 à 2012 - Dgesco et École normale supérieure de Lyon
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NB. Le contenu de cet article donne des informations disponibles au moment de sa publication en 2008.

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Page partiellement mise à jour le 17 décembre 2008

Le manque d'intégration de l'ensemble régional méditerranéen est tout à la fois cause et conséquence des conflits qui en jalonnent l'histoire et l'espace.

À l'époque contemporaine, les principaux foyers de tension actifs ou latents sont situés dans les Balkans, le Proche-Orient dans son ensemble, le Caucase qui, bien que non directement riverain de la Méditerranée, la concerne par sa proximité et par son accès à la mer Noire.

D'autres foyers de tension peuvent être identifiés, notamment à l'intérieur de certains États. Il s'agit, en particulier, de groupes armés de combat d'inspiration religieuse ou régionaliste. Ponctuellement, des tensions entre Maroc, Espagne et Grande-Bretagne (contrôle de l'espace maritime), entre Grèce et Turquie (question chypriote, problèmes de frontière maritime), sont susceptibles de rejaillir.

Par ailleurs, la pression migratoire, conséquence des discontinuités de développement, est intense et source de drames humains évidents. Certains axes et points de passage sont plus particulièrement exposés. Les assauts sur le grillages de Ceuta et Melilla à l'automne 2005 et le flux continu de migrants vers les îles Canaries depuis 2006 (voir documents infra) ont, par leur médiatisation, focalisé l'attention sur les segments maritimes et littoraux des filières migratoires et ont largement contribué à alimenter les représentations de la "forteresse Europe".

Flux migratoires et effets de barrières en Méditerranée

Des naufrages d'embarcations (cayucos, pateras, et, de plus en plus, des embarcations rapides et de plus grande capacité) au large des côtes espagnoles, italiennes, grecques ou maltaises, des populations africaines subsahariennes, armées d'échelles artisanales pour tenter de pénétrer dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla : ces événements font la une des médias de la planète posant, souvent dramatiquement, le problème des flux migratoires clandestins de part et d'autre de la Méditerranée.

Autour de ce sujet, sur Géoconfluences (autres dossiers, nouvelles fenêtres)

De nombreux pays du sud de l'Europe font partie d'un espace commun de libre circulation des hommes, dit "espace Schengen". Malgré une harmonisation progressive, leurs politiques migratoires sont assez disparates.

Des estimations d'Eurostat (Office statistique de l'Union européenne) relativisent cependant la part de l'immigration clandestine maritime qui mobilise médias et associations, à juste titre d'ailleurs. Ainsi, par exemple, les 31 000 subsahariens débarqués et enregistrés en 2006 dans l'archipel des Canaries ne représentent que 4,9% du solde migratoire excédentaire de l'Espagne, évalué à 636 000 en 2006, soit 44,7% de l'excédent migratoire de l'ensemble des pays de l'UE (1 422 600). De fait, la majorité des immigrants clandestins en Europe sont arrivés par d'autres voies et d'autres modes de transport, aériens, terrestres ou mixtes.

Immigration légale, immigration clandestine : morphologie régionale méditerranéenne et européenne des flux migratoires

Les caractères régionaux des migrations clandestines dans le monde méditerranéen

Des morts par milliers aux portes de l'Europe

Réalisation : O. Clochard, Migrinter, UMR 6588, 2008.

Sources : Olivier Clochard (Migrinter), Alain Morice (CNRS, Paris), United for Intercultural Action, Gibraltar : Association des familles de victimes de l'immigration clandestine (AFVIC), police aux frontières (PAF) des ports de Nantes et de la Rochelle, Jean Christophe Gay, Les discontinuités spatiales, Economica, Paris, 1995, Le Monde, AFP, Reuters, AP, Eleftherotypia (Athènes). www.monde-diplomatique.fr/cartes/mortsauxfrontieres

Les caractères régionaux des flux de migrations légales

Conception, réalisation : G.F. Dumont, 2008 (données 2006), in Dumont, G.-F. et Verluise, P.

www.diploweb.com/IMG/pdf/atlas-ue.pdf

Consulter, dans ce dossier, un article de Gérard-François Dumont : Situations démographiques et logiques migratoires trans-méditerranéennes

Commentaire de la carte ci-contre :

Plusieurs associations tiennent à jour la liste des victimes de la "forteresse Europe". Se fondant sur des rapports de presse et des signalements effectués par des organisations locales, elles tentent d'en établir une comptabilité aussi précise que possible. Seuls les décès précisément documentés (plus de 7 000 entre 1993 et 2006, soit 3 000 sur la seule période allant de décembre 2003 à 2006) figurent donc sur la carte.

Il convient de souligner les écarts d'estimation de ces données selon les sources. Par exemple, la Guardia Civil espagnole a comptabilisé, dans le détroit de Gibraltar et son environnement, entre 1997 et 2005, 1 766 victimes contre plus de 3 100 selon les ONG (Le Boedec, 2007)

L'immigration clandestine vers / à traversl'Espagne

L'Espagne, en entrant dans la Communauté européenne (1986) puis en adhérant à la convention Schengen (1991), est devenue un territoire passerelle vers les autres pays du continent, ses frontières devenant des frontières extérieures communes. Par ailleurs, le rapide rattrapage économique du pays, les possibilités d''emploi pour les clandestins ou pour des immigrants légaux (agriculture, tourisme, BTP), ont rendu l'Espagne attractive. En 1989, une première patera s'échouait à Cadix. Et, en 2007, c'est toujours et depuis longtemps l'Espagne qui reçoit le plus fort contingent de migrants dans l'UE : 684 900 sur un total estimé de 1 647 700. La somme des six derniers soldes migratoires évalués par Eurostat (période 2001-2006) indique que le nombre d'immigrés en Espagne s'est accru de 3 613 300 en six ans, soit une moyenne d'environ 600 000 par année. Notons cependant que tous ne proviennent pas du continent africain (nombreux latino-américains notamment).

Dans ce contexte de pression migratoire croissante, c'est d'abord la Guardia Civil espagnole qui a reçu la mission de surveiller les côtes et les frontières maritimes.

Par ailleurs, les gouvernements de José Luis R. Zapatero (depuis avril 2004) ont entrepris parallèlement :

  • une opération de normalisation de la situation des clandestins qui s'est traduite, en 2005, par la régularisation de quelque 600 000 d'entre eux (entre 1990 et 2004 l'Espagne en avait déjà régularisé environ 580 000),
  • une politique de concertation et de coordination du contrôle des flux migratoires en partenariat avec ses voisins sénégalais, mauritanien et marocain (accords bilatéraux : aide technique, multiplication de patrouilles mixtes, sous-traitance migratoire et accords de réadmission),
  • l'installation et la mise en œuvre d'un "Système intégré de surveillance extérieure" (SIVE / Systema integrado de vigilencia exterior) et son insertion dans les dispositifs de l'agence Frontex (voir dans le dossier "La frontière, discontinuités et dynamiques",  nouvelle fenêtre). Le SIVE, doté de stations de radars fixes et mobiles, de caméras de vision nocturne, a commencé à fonctionner en 2002 sur la zone du détroit de Gibraltar pour être ensuite étendu aux autres zones littorales sensibles, dont l'archipel des Canaries. Il y a environ 25 stations SIVE fin 2007 dont certaines, coalescentes à cette échelle, sont localisées sur la carte ci-dessous.

Les dispositifs de la surveillance et de l'interception en Espagne

Le réseau du Système intégré de surveillance extérieure (SIVE) espagnol (situation 2008)

Réalisation : Hervé Parmentier

Le "Système intégré de surveillance extérieure" (SIVE / Systema integrado de vigilencia exterior) est doté de stations de radars fixes et mobiles, de caméras de vision nocturne. Il a commencé à fonctionner en 2002 sur la zone du détroit de Gibraltar pour être ensuite étendu aux autres zones littorales sensibles, dont l'archipel des Canaries. Il y a environ 25 stations SIVE fin 2007, localisées sur la carte ci-dessus (à cette échelle, certaines sont coalescentes).

* Note à propos des statistiques

La plupart des immigrés en Espagne, même clandestins, sollicitent l'inscription municipale, le "padron", qui leur donne accès aux soins élémentaires de santé, à l'école publique et qui leur permet de louer un appartement. Mais le "padron" n'est pas un permis de séjour officiel que seul le ministère de l'Intérieur peut délivrer. C'est ainsi que l'on peut avoir une statistique approchée du nombre de clandestins vivant en Espagne : au 1er janvier 2007, selon l'Instituto Nacional de Estadística (INE), l'Espagne compte 3 884 573 étrangers, soit 8,4% de sa population totale ; en comparant ces chiffres à ceux du ministère de l'Intérieur qui recensait 3 021 808 permis de résidence au 1er décembre 2006, on peut considérer qu'au moins 862 765 individus se trouvent en situation irrégulière dans le pays mais peuvent cependant bénéficier du "padron" (d'après Le Boedec, 2007).

Le dispositif de rétention administrative des clandestins en Espagne

En Espagne, les clandestins interceptés sont placés en rétention administrative pendant 72 heures. À l'issue de ces 3 jours, le juge peut ordonner une rétention de 37 jours dans les centres d'accueil temporaires (Centro de Estancia Temporal de Inmigrantes - Short-Stay Immigrant Centre / CETI) de Melilla, de Ceuta ou des îles Canaries. L'ordre d'expulsion qui suit cette rétention est, de fait, souvent impossible à appliquer dans la majorité des cas : les immigrants se déclarent originaires de pays n'ayant pas signé d'accord de rapatriement avec l'Espagne ou leur nationalité n'a pu être établie. Les clandestins se retrouvent alors en liberté au bout de 40 jours, mais sans papiers les autorisant à travailler légalement. La plupart ne suivent pas cet avis et restent en Espagne, porte d'entrée de l'espace Schengen, en bénéficiant du système du "padron*".

Camps de rétention, zones de transit et centres ouverts en Espagne

Réalisation : Olivier Clochard

En 2003, près de 40 000 ordres d'expulsion n'ont pu être appliqués, 37 000 en 2004, contre 13 300 exécutés. En 2006, l'Espagne a rapatrié, refoulé ou expulsé 99 445 étrangers en situation irrégulière. Parmi les dix centres d'internement pour étrangers, deux se trouvent à Algésiras et Malaga. Ceuta et Melilla sont dotées de Centres d'accueil temporaire pour immigrés (voir infra) où 24 490 immigrants étaient internés en 2004.

Pour compléter (nouvelle fenêtre) : L'Europe, une "forteresse" ? La gestion des politiques migratoires. Objectifs et activités de l'agence Frontex.

Confrontés à l'efficacité croissante des dispositifs de dissuasion, de surveillance, de fermeture dans les parages du détroit et à Ceuta et Melilla (voir infra), les immigrants ont trouvé des alternatives. Les filières d'immigration ont alors trouvé des stratégies de contournement, parfois plus risquées, par l'Atlantique (canal des Canaries), par voie continentale ou par la Méditerranée orientale : par exemple, via la Turquie et la Libye (golfe de Syrte), en direction des îles et des littoraux grecs, italiens (Lampedusa, voir infra), maltais, chypriotes. La réactivité des candidats à l'immigration et leur capacité à contourner les dispositifs européens pour endiguer les filières soulignent l'insuffisance de politiques qui resteraient purement techniques et répressives.

Les immigrants clandestins par voie maritime en Espagne : évolution 1993 à 2006

Le graphique ci-dessous témoigne de l'efficacité du dispositif de surveillance des eaux territoriales et des côtes espagnoles, dès l'année 2000, entraînant une rapide diminution du recours à la voie maritime des alentours du détroit par les clandestins. L'évolution inverse observée semble attester le report des migrants sur des filières en direction des îles Canaries, au départ de la Mauritanie ou du Sénégal. Notons que les seules données sur les interceptions ne traduisent pas pour autant le nombre de tentatives, réussies ou avortées.

Source : G. Le Boedec, EchoGéo, 2007

 

Quelques sources et ressources


Des enclaves barricadées (octobre 2005)

Melilla / Nador / Mont Gourougou

Localisations

Source des images ci-contre à droite : http://earth.google.com

Présentation de Google Earth par Mappemonde : http://mappemonde.mgm.fr/num7/
internet/index.html

Sur l'image Google Earth agrandie (ci contre à droite), on peut aisément identifier le tracé de l'enceinte isolant l'enclave de Melilla du territoire marocain. Déplacer le pop-up de l'image pour le positionner à côté du croquis ci-dessus.

L'enclave barricadée

En 2005, des vagues particulièrement importantes d'immigrants d'origine subsaharienne en situation irrégulière (ISS) ont tenté de franchir, en général de nuit, les clôtures de Ceuta et de Melilla en utilisant des échelles de fabrication artisanale.

Sous la pression européenne et internationale, les forces de sécurité marocaines ont multiplié les opérations de police dans les forêts autour de Melilla. En fonction des accords bilatéraux avec les pays d'origine des migrants, le Maroc a procédé à des rapatriements.

Afin d'isoler l'enclave de manière plus radicale, les autorités espagnoles ont engagé des travaux destinés à doubler la hauteur de la clôture et l'armée marocaine va prochainement ériger un mur et creuser un fossé supplémentaires .

Itinéraires de migrants

Camp d'immigrants d'origine subsaharienne en situation irrégulière (ISS) dans la forêt de Ben Younech près de Tanger (document MSF). Les ISS qui ne parviennent pas aux centres d'accueil temporaire (Centro de Estancia Temporal de Inmigrantes - Short-Stay Immigrant Centre / CETI) de Ceuta ou de Melilla vivent dans des conditions précaires aux marges des cités.

Source : Médecins sans frontières France - www.msf.fr

Téléchargement du rapport "Violence et immigration: rapport sur l'immigration d'origine subsaharienne en situation irrégulière au Maroc" MSF-Espagne - Enquête réalisée par la section espagnole de Médecins Sans Frontières - septembre 2005 : www.msf.fr/site/bibli.nsf/documents/rap291005immigration

Les immigrants d'origine subsaharienne en situation irrégulière (ISS) fuient la forêt de Gourougou, près de Nador au Maroc, chaque fois qu'ils sont harcelés, intimidés ou que leurs effets ou abris sont détruits (document et commentaire MSF)

L'immigration clandestine vers l'Italie : drames dans le canal de Sicile

D'autres filières d'immigration clandestine passent par la Libye et par la voie maritime de l'île de Lampedusa en Italie.

D'après des dépêches de l'AFP (21 octobre 2003) :

"L'Italie a accusé l'Union européenne et l'Afrique d'avoir sur la conscience un nouveau drame de l'immigration clandestine qui a coûté la vie à 13 personnes au large de l'île de Lampedusa (sud de la Sicile) et même peut-être à 70, selon les témoignages des rescapés. "Cette tragédie pèse sur la conscience de l'Europe, mais elle met aussi en cause les gouvernements africains qui ne contrôlent pas les flux migratoires", a déclaré le Ministre de l'intérieur Giuseppe Pisanu, depuis La Baule (ouest de la France). "Les immigrants clandestins qui se sont noyés depuis le début de l'année en Méditerranée sont des centaines", n'a pas hésité à affirmer le ministre (...)
Le bilan du drame survenu au large de Lampedusa - officiellement 13 morts - pourrait être beaucoup plus lourd, font ressortir les témoignages des rescapés qui affirment être partis à 85 des côtes d'Afrique, sans préciser le pays de départ. Quinze d'entre eux sont arrivés lundi dans l'île, épuisés, affamés, tremblant de froid et pour certains en état de délire, selon les secouristes. Les clandestins, vraisemblablement d'origine somalienne, auraient erré dans le canal de Sicile pendant 20 jours. "Au départ des côtes africaines, nous étions 85", a déclaré l'un d'entre eux au commandant de la capitainerie du port, Michele Niosi. Au fur et à mesure de la traversée, les clandestins affirment avoir dû jeter à l'eau les corps de compagnons morts de faim et de froid, a ajouté le commandant, précisant que les témoignages étaient encore confus. Quand les secouristes ont retiré, lundi à l'aube, les 13 cadavres entassés dans l'embarcation, ils ont découvert au milieu d'eux une femme encore vivante. Elle a été transportée en hélicoptère vers un hôpital de Palerme."

© Afp infographie de Javier De Sierra (téléchargement du 01/03/2004)

Documents de l'Afp soumis à conditions particulières.

Ces exemples témoignent des difficultés à faire face à de tels flux migratoires, tant du côté européen qu'africain. On observe une double ligne de discontinuité de développement et de richesse : une première à travers la Méditerranée, une seconde sahélienne. Les pays de l'Union européenne sont tentés d'inciter les États du Maghreb et du Machrek, devenus territoires de transit migratoire pour les populations subsahariennes, à prendre en charge directement les conséquences de ces flux : contrôles avancés, "externalisation" des procédures d'asile et de délivrance des visas, rétentions, expulsions. Des négociations euro-africaines s'efforcent d'harmoniser les points de vue et de trouver des solutions communes qui doivent prendre en compte les problèmes de fond, à savoir les discontinuités de développement et de richesse.

En pop-up, des données démographiques et migratoires pour l'Espagne et l'Europe (2003 - 2004)

Des ressources

Publications récentes
  • Gérard-François Dumont - Les populations du monde - Ed. Armand Colin, 2004 et, dans ce dossier de Géoconfluences, un article de Gérard-François Dumont : Situations démographiques et logiques migratoires trans-méditerranéennes
  • Yves Zurlo - Ceuta et Melilla, Histoire, représentations et devenir de deux enclaves espagnoles - L'Harmattan, mai 2005
  • Collectif - L'Europe des camps, la mise à l'écart des étrangers - Cultures et Conflits n°57 / L'Harmattan, avril 2005
Ressources générales, sites experts
À l'échelle euro - méditerranéenne
À l'échelle Espagne / Maroc
Divers, médias : une sélection

 

Engagements des forces des Nations Unies dans l'espace méditerranéen (situation 2003)

Les missions de maintien de la paix de l'ONU témoignent de la concentration des problèmes internationaux dans la partie orientale de la Méditerranée.

Inventaire et despriptif des opérations de maintien de la paix en cours en 2003, Méditerranée et périphérie proche (six opérations sur les 13 en cours)

UNFICYP - Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre - Depuis mars 1964

Effectifs : militaires = 1 351 ; policiers civils = 35 ; personnel civil international = 44 et local = 101 - Pertes : 170

MONUG - Mission d'observation des Nations Unies en Géorgie - Depuis août 1993

Effectifs : militaires = 122 ; personnel civil international = 100 ; personnel civil local = 174 - Pertes : 7

MINUK - Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo - Depuis juin 1999

Effectifs : policiers civils = 3 657 ; militaires = 37; personnel civil international = 928 et local = 3 079 - Pertes : 24

FNUOD - Hauteurs du Golan - Forces des Nations Unies chargée d'observer le dégagement - Depuis juin 1974 -

Effectifs = 1043 soldats, appuyés par des civils internationaux (37) et locaux (87) -Pertes = 40

FINUL - Force intérimaire des Nations Unies au Liban - Depuis mars 1978

Effectifs : militaires = 1 983; personnel civil international = 117; personnel civil local = 302 - Pertes : 247

ONUST - Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve en Palestine - Depuis mai 1948

Effectifs : militaires = 154 ; personnel civil international = 99 ; personnel civil local = 111 - Pertes : 38

www.un.org/Depts/Cartographic/french/htmain.htm ou www.un.org/french/peace/peace/home.shtml et www.un.org/french/peace/reports/peace_operations/docs/bnotepkf.pdf

Acteurs et alliances (situation octobre 2005)

Certains acteurs essentiels du théâtre méditerranéen n'en sont pas des pays riverains, ni même proches. Les États -Unis y sont très présents, par le biais de l'OTAN et des bases dont ils disposent (Turquie, Espagne, Italie) et par la présence de la VIe flotte. La Russie, dont l'armée n'est plus celle de l'URSS, reste cependant très active dans la région.

À consulter :

Parmi la documentation en ligne :

 

Sélection, synthèse et mise en page web : Sylviane Tabarly


Mise à jour partielle : 17-12-2008

 

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Pour citer cet article :  

Sylviane Tabarly, « Un espace sous tensions », Géoconfluences, décembre 2008.
https://geoconfluences.ens-lyon.fr/doc/etpays/Medit/MeditDoc.htm