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Formations végétales

Publié le 18/02/2013

Formations végétales au Brésil | Formations végétales méditerranéennes

Formations végétales au Brésil

La combinaison variée des conditions naturelles (relief, climat, sols, végétation) au Brésil y produit des écosystèmes très variés. On peut y distinguer les principales formations végétales suivantes : forêt équatoriale amazonienne, forêt tropicale, savanes arborées (cerrados), brousse épineuse du caatinga dans le nord-est, forêt subtropicale, savanes (campos), complexe du Pantanal (vaste zone humide dont la majeure partie est dans le Mato Grosso), formations littorales (dont mangroves) et forêt pluviale atlantique.
Une part de ces formations est menacée par la pression foncière et par l'avancée des fronts pionniers.

Formations végétales méditerranéennes

Le sentiment d'unité dans le monde méditerranéen provient largement des formes d'adaptation de la végétation à la sécheresse estivale (xéromorphie et thermophilie des végétaux) qui confère à ces régions son ambiance particulière.

La flore méditerranéenne se caractérise par sa xérophilie et sa thermophilie
Les arbres ou les arbustes ont des feuilles coriaces, en général persistantes, présentant des dispositifs de lutte contre la transpiration excessive de l’été (membranes épaisses, stomates protégés du soleil, concentration particulière des sucs cellulaires) : le pin parasol, le chêne vert, le chêne-liège, l'oléastre, le chêne zéen, en sont des exemples. Il faut encore citer des arbres curieux comme le pistachier de l’Atlas, qui a des feuilles caduques en hiver et qui, bien que ses feuilles soient peu coriaces, supporte la sécheresse estivale là où le sol, profond, reste assez humide pendant l’été. La structure succulente, plus rare, est représentée par quelques euphorbes indigènes et surtout par des plantes "grasses" d’origine américaine : cactus et agaves, qui sont devenues très abondantes et souvent considérées, à tort, comme les plantes caractéristiques des pays méditerranéens.

La forêt méditerranéenne
Occupant plus de 37% des terres au nord de la Méditerranée, les espaces boisés n’en couvrent que 14% au sud et 5% à l’est. Ces écarts s’expliquent naturellement par les différences des conditions climatiques, mais ils sont également liés aux différences de contexte socio-économique.
Au nord de la Méditerranée, l’exode des anciennes populations rurales vers les villes, la concentration des zones de production vers les zones les plus fertiles et les plus accessibles, ont provoqué l'abandon d'anciens terrains de parcours recolonisés par la végétation forestière.
Au sud et à l’est de la Méditerranée, les communautés rurales sont encore nombreuses et certaines continuent de croître. Les espaces boisés, qui ont de tout temps été intégrés dans des systèmes agro-pastoraux, sont trop souvent, aujourd’hui, surexploités. Ainsi, au Maghreb, le nombre de moutons et de chèvres est estimé à 50 millions, ce qui conduit au surpâturage. La consommation de bois de feu par les populations locales y est estimée à 0,35 m3 par habitant et par an. La croissance continue de ces besoins est souvent source de déséquilibres et de spirales de dégradations.
Quoique le feu puisse constituer un mode de régénération des forêts méditerranéennes, à condition de rester peu fréquent, la multiplication des incendies est devenue localement une grave cause de régression des forêts. Dans les pays méditerranéens du nord, la progression de l’embroussaillement dans les espaces abandonnés a augmenté les risques d’éclosion et d’extension des incendies.

Les formations basses
Mais ce qui caractérise le mieux la végétation méditerranéenne est la richesse en arbustes, arbrisseaux et sous-arbrisseaux dont l’ensemble forme ce que les Espagnols appellent matorral. Il se divise en plusieurs types de paysages dont les noms locaux sont devenus classiques : maquis, garrigues, phryganes.
Le maquis, sur substrat siliceux, contient des arbousiers, la bruyère en arbre, des calycotomes, des lentisques, parfois du buis, des daphnés (le garou), des ajoncs, le tout enchevêtré de salsepareille (Smilax) le rendant impénétrable. La garrigue, généralement sur substrat calcaire, est formée de buis, de chêne kermès (Q. coccifera), de genévrier oxycèdre, et de plantes odorantes (romarin, thym, lavande).
La dégradation maximale donne une apparence de steppe, qu’on appelle "erme" en Provence. Les phryganes en Grèce ont une physionomie analogue à celle des garrigues.