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Infrastructures

Publié le 11/03/2013

Ensemble des voies de communication et de transport, matériels ou immatériels, et des installations terminales telles que les aérogares, les ports, les gares. Elles organisent, structurent et irriguent l'espace. Mais leurs effets structurants sont inégaux : gazoduc et oléoduc en ont peu par exemple. Les axes seuls, sans les pôles (ou nœuds) des réseaux, peuvent également être sans effets sur les territoires qu'ils traversent (TGV en zone rurale par exemple) : on parle, dans ce cas, d'effet - tunnel.
Les grands projets d'infrastructures supposent des phases d'étude et de concertation parfois longues et délicates.

Pour compléter :
- un article de Manuel Appert (schéma de synthèse : espaces et gradients de la mobilité quotidienne) : Les mobilités quotidiennes à Londres, aspects, impacts et régulations
- les rubriques "corpus documentaire", "géographie vivante" du dossier Mobilités,flux et transports.

 

Infrastructures en Chine


Le développement des infrastructures chinoises, dont les insuffisances ont été longtemps considérées comme un problème majeur de l'aménagement du territoire et un frein à la croissance du pays, se fait désormais à un rythme accéléré. En novembre 2008, le gouvernement chinois a annoncé l'adoption d’un plan de relance de 4 000 milliards de yuan (environ 455 milliards d'euros incluant les financements bancaires et les investissements des entreprises d'État) dont 25% sont destiné au financement de la modernisation des infrastructures de transport et des moyens de communication : aéroports, routes, trains à grande vitesse, lignes de métro, etc.

La Chine voit transiter sur son réseau ferroviaire 25% du volume mondial de marchandises alors qu'il ne représente que 6% du réseau mondial, c'est donc l'un des réseaux les plus denses au monde. La pression logistique est très forte, en dix ans, les trafics de passagers et de fret ont cru respectivement de 70% et de 60%. En conséquence, la capacité de fret ferroviaire ne répond actuellement qu'à 35% de la demande. L'inauguration, fin 2009, d'un train à grande vitesse reliant Canton à Wuhan et Pékin, est un symbole du défi à relever. Les TGV chinois (ceux de la série CRH3 atteignent en service commercial la vitesse de 350km/h) relient un nombre croissant de villes et raccourcissent les temps de liaisons : ainsi, Fuzhou n'est plus qu'à une heure quarante de Wenzhou, la grande ville commerçante du Zhejiang, elle-même reliée à Ningbo, dans le nord-est de la même province, en moins d'une heure trente, des trajets qui auparavant prenaient, au bas mot, une demi-journée chacun. Tianjin est à une demi-heure de Pékin, et Shanghaï sera bientôt (aux alentours de 2012) à moins de cinq heures de la capitale, contre dix heures aujourd'hui. Partout, de nouvelles gares ont été mises en service et d'ici à 2012, 42 lignes de trains à grande vitesse, soit 13 000 km, sont programmées, échéancier qui pourrait être accéléré par le récent plan de relance de 2008.

Plusieurs dizaines de villes sont en train de se doter d'un réseau de transport en commun en site propre (métro ou autre) ou d'étendre celui qui existe déjà. Ponts et autoroutes font aussi l'objet d'investissements conséquents et, partie de presque rien, la Chine devrait avoir construit, à l'horizon 2020, 80 000 kilomètres d'autoroutes et de voies rapides (rien qu'à Pékin, 500 000 voitures sont mises en circulation chaque année). Cette nouvelle mobilité a un formidable effet d'accélération sur les régions à revenus élevés, mais aussi sur le désenclavement de l'intérieur du pays et elle suscite la création de nouveaux services.

Mise à jour : janvier 2010