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Piraterie

Publié le 06/05/2022

La piraterie maritime est aussi ancienne que la navigation. Elle signe son retour dans les années 1990, avec la fin de la Guerre froide : elle se concentre depuis lors au niveau des détroits et des passages stratégiques, notamment en Asie du Sud-Est (Malacca) et le long de grandes routes commerciales (golfe d’Aden). Sa présence est renforcée par l’existence de cachettes sur les côtes (golfe de Guinée) et elle est en grande partie liée à la faillite des pouvoirs politiques locaux (Somalie). Les actes de piraterie consistent souvent à prendre en otage un navire et son équipage contre une forte rançon.

L’augmentation sensible de la piraterie, au début des années 2000, a amené un certain nombre d’États à réagir. L’opération Atalante, menée de 2008 à 2012 par l’Union européenne, à l’initiative de la France, a ainsi permis de la réduire sensiblement dans le golfe d’Aden. De nos jours, le golfe de Guinée est de loin la région la plus touchée.

La piraterie maritime est une menace difficile à définir et à contrecarrer. La définition de la Convention sur le droit de la mer de 1982 considère qu’un acte de piraterie ne peut être considéré comme tel que dans les eaux internationales, en haute mer. Pourtant, les actes de brigandage commis dans les eaux portuaires, territoriales et archipélagiques représentent environ 90 % des actes de violence maritime. Cette définition du droit international sur la piraterie ne permet pas à un État de poursuivre un navire pirate au-delà de la haute mer. Toute poursuite doit cesser lorsque le navire pirate entre dans les eaux territoriales de tout autre État.

D’où l’avantage de la définition plus globale adoptée par le Bureau Maritime International qui qualifie la piraterie comme étant « tout acte d’abordage contre un navire avec l’intention de commettre un vol ou tout autre crime et avec la capacité d’utiliser la force pour l’accomplissement de l’acte », quelle que soit la nature ou la gravité du crime et sans faire de distinction de zone. Finalement, chacun des acteurs, étatiques ou privés, retient la définition du risque qui l’arrange le mieux au niveau médiatique, diplomatique ou encore auprès des assurances maritimes.

(MCD), juillet 2014. Dernière mise à jour (SB et CB) en mars 2022


Pour compléter avec Géoconfluences
Liens externes
  • International Maritime Bureau : Le Piracy Reporting Centre (en anglais), avec une carte actualisée de la piraterie
  • Le site de l’opération Atalante (Ministère des Affaires étrangères français)
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