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Gaz atmosphériques / Gaz "à effet de serre" (GES)

Publié le 29/01/2013

L'effet de serre est une conséquence tout à fait naturelle de l'enveloppe de protection atmosphérique de la Terre. Il est aujourd'hui admis par la communauté scientifique que les rejets de GES consécutifs à l'activité humaine conduisent à une amplification de l'effet de serre.

Les gaz à effet de serre (GES) absorbent le rayonnement infrarouge émis ou renvoyé par la surface de la Terre ce qui augmente sa température, supérieure à ce qu'elle serait en l'absence des GES. Si ce réchauffement lié à l'effet de serre n'existait pas, la température moyenne de la surface terrestre, de +15°C de nos jours, serait de –18°C. Ces GES sont la vapeur d’eau (comprenant les nuages) dont l’influence sur l'effet de serre est évaluée à environ 65 % du total, puis le dioxyde de carbone (CO2, gaz carbonique) qui intervient pour environ 20 %. Les 15 % restants sont dus au méthane (CH4), à l’oxyde nitreux (N2O), aux hydrofluorocarbones (HFC), aux hydrocarbures perfluorés (HFC) et ) l’hexafluorure de soufre (SF6).

Notons enfin que l'ozone (O3) stratosphérique absorbe une grande partie des radiations ultraviolettes (UV) dangereuses pour la vie des organismes vivants sur Terre et que l'atmosphère terrestre contient aussi des aérosols. En quantité et du fait de sa longue durée de vie dans l’atmosphère, le gaz carbonique est le principal gaz à effet de serre, c’est pourquoi les émissions de GES sont calculées en "équivalent CO2".

Les politiques de réduction des gaz à effet de serre (Protocole de Kyoto) portent, jusqu'à présent, avant tout sur la réduction des émissions de CO2 ("décarbonisation"). L'adoption progressive de politiques à l'échelle nationale et à l'échelle européenne soulève diverses interrogations relatives à la difficulté de comptabiliser et de quantifier les "puits de carbone" (forêt, agriculture). Les mesures adoptées, différentes selon les pays, pourraient induire des distorsions en termes de concurrence internationale.

- Dans ce dossier, en partie scientifique,
> Bois, forêts et carbone en France, enjeux et perspectives climatiques et énergétiques
> Le réchauffement climatique entre mythes et réalités

- en corpus documentaire,
> notions d'efficacité et intensité énergétiques. L'exemple de l'Union européenne.
> Le carbone, nouveaux marchés, nouveaux échanges

> Le protocole de Kyoto et la réduction des gaz à effet de serre. Diversité des approches de l'échelle globale aux échelles locales (États-Unis, Californie)

- Les rapports du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC - Intergovernmental Panel on Climate Change - IPCC) : www.ipcc.ch.

Juillet 2004. Mise à jour : novembre 2018.