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Gaz atmosphériques / Gaz "à effet de serre" (GES)

Publié le 29/01/2013

L'effet de serre est une conséquence tout à fait naturelle de l'enveloppe de protection atmosphérique de la Terre. La question est de savoir dans quelle mesure, de quelle manière, les rejets de GES consécutifs à l'activité humaine peuvent l'amplifier (scénarios plus ou moins catastrophistes majoritaires dans les médias et dans une partie de la communauté scientifique) ou le diminuer (scénario évoqué par une part beaucoup plus réduite de la communauté scientifique). Les séries climatiques fondées sur des enregistrements homogènes et comparables datent, au mieux, de 1880. Souvent ces stations sont concernées par un îlot de chaleur urbain ce qui fausse l'intérêt des données. Elles font apparaître des augmentations de température peu significatives à l'échelle globale. Les responsabilités respectives des rejets atmosphériques anthropiques et des phénomènes purement naturels sont en débat mais le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC / IPCC- Intergovernmental Panel on Climate Change) s'est efforcé de dégager un consensus dans ses derniers rapports (2001, 2007).

Les gaz à effet de serre (GES) absorbent le rayonnement infrarouge émis ou renvoyé par la surface de la Terre ce qui augmente sa température, supérieure à ce qu'elle serait en l'absence des GES. Si ce réchauffement lié à l'effet de serre n'existait pas, la température moyenne de la surface terrestre, de +15°C de nos jours, serait de -18°C. Ces GES sont la vapeur d’eau (comprenant les nuages) dont l’influence sur l'effet de serre est évaluée à environ 65 % du total, puis le dioxyde de carbone (CO2, gaz carbonique) qui intervient pour environ 20 %. Les 15 % restants sont dus au méthane (CH4), à l’oxyde nitreux (N2O), aux hydrofluorocarbones (HFC), aux hydrocarbures perfluorés (HFC) et ) l’hexafluorure de soufre (SF6)..
Notons enfin que l'ozone (O3) stratosphérique absorbe une grande partie des radiations ultraviolettes (UV) dangereuses pour la vie des organismes vivants sur Terre et que l'atmosphère terrestre contient aussi des aérosols. En quantité et du fait de sa longue durée de vie dans l’atmosphère, le gaz carbonique est le principal gaz à effet de serre, c’est pourquoi les émissions de GES sont calculées en "équivalent CO2".

Les politiques de réduction des gaz à effet de serre (Protocole de Kyoto) portent, jusqu'à présent, avant tout sur la réduction des émissions de CO2 ("décarbonisation"). L'adoption progressive de politiques à l'échelle nationale et à l'échelle européenne soulève diverses interrogations relatives à la difficulté de comptabiliser et de quantifier les "puits de carbone" (forêt, agriculture).
Les mesures adoptées, différentes selon les pays, pourraient induire des distorsions en termes de concurrence internationale.

- Dans ce dossier, en partie scientifique,
> Bois, forêts et carbone en France, enjeux et perspectives climatiques et énergétiques
> Le réchauffement climatique entre mythes et réalités

- en corpus documentaire,
> notions d'efficacité et intensité énergétiques. L'exemple de l'Union européenne.
> Le carbone, nouveaux marchés, nouveaux échanges

> Le protocole de Kyoto et la réduction des gaz à effet de serre. Diversité des approches de l'échelle globale aux échelles locales (États-Unis, Californie)

- Les rapports du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC - Intergovernmental Panel on Climate Change - IPCC) : www.ipcc.ch

Mise à jour : juillet 2004