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Covid-19

Publié le 15/06/2020

Le Covid-19 est une maladie à coronavirus dont l’épidémie, commencée en 2019, a atteint le statut en pandémie début 2020. Son nom est l’acronyme de COronaVIrus Disease 2019. Comme dans beaucoup de noms issus de l’anglais, le genre est indéterminé et on peut aussi écrire « la Covid-19 » (pour la maladie à coronavirus).

Partie d’un marché d’animaux de la mégapole de Wuhan en Chine (province du Hubei), situé à proximité d’une gare ferroviaire très fréquentée, la maladie s’est propagée rapidement. Elle a d’abord frappé l’ensemble de la Chine en 2019 et janvier 2020, puis elle s'est propagée dans les mois suivants en Asie orientale, en Europe et au Moyen-Orient (Iran notamment), en Amérique du Nord (États-Unis) puis latine, pour toucher presque tous les États du monde, à des degrés très divers cependant.

Moins létale que d’autres maladies à syndrome respiratoire, le Covid-19 présente cependant la particularité d’être asymptomatique chez beaucoup de personnes et d’être hautement transmissible pendant une période d’incubation relativement longue (parfois plus d’une dizaine de jours). Ces deux facteurs ont joué en faveur de sa propagation : son apparente innocuité et sa transmission par des personnes ne se sachant pas porteuses. L'attitude des autorités chinoises, notamment leur propension à museler les lanceurs d’alerte, à minimiser la gravité de la crise sanitaire et à ne pas fournir de statistiques fiables, a également favorisé l’essor de la pandémie à ses débuts. Il faut y ajouter des facteurs aggravants comme le nouvel an lunaire qui est l’occasion de circulations de très grande ampleur au sein de la population chinoise.

La pandémie a agi comme un révélateur de la mondialisation en touchant d’abord des États les mieux connectés à la Chine par les échanges aériens, notamment les pays développés d’Asie orientale puis des points d’entrée en Europe (Lombardie, Île-de-France, Bruxelles, communauté de Madrid…) et aux États-Unis (la côte Ouest et la côte Est, New-York notamment) avec un arrêt presque mondial des échanges et des productions (Carroué, 2020), à l’exception remarquable de l’économie dite immatérielle reposant sur le distanciel. Devant une catastrophe sanitaire conduisant à la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes, de nombreux États ont pris des mesures drastiques allant de la fermeture des frontières au confinement de leur population, à l’exception des professions indispensables (santé, sécurité, approvisionnement alimentaire…). Les conséquences sociales, environnementales, psychologiques et économiques de l’enfermement chez soi d’une grande partie de l’humanité pendant deux mois (9 semaines en France par exemple) restent encore à explorer par les sciences humaines et sociales.

Le nombre réel de personnes infectées et de morts de la pandémie est impossible à connaître en dehors des comptages officiels (autour de 400 000 morts au 15 juin 2020). Or ces comptages dépendent des cas déclarés et de leur détection. Un mort du coronavirus est une personne qui est au moment du décès porteuse du virus détecté, et déclarée comme telle aux autorités. Plusieurs facteurs interviennent pour en fausser le comptage : sous-détection, sous-déclaration, non-déclaration dans certains secteurs (certains États peuvent ne compter que les morts à l’hôpital et pas « en ville »), ou encore volonté de minimiser la crise. Moins l’autorité déclarante est transparente (comme dans le cas des régimes autoritaires) d’une part, et plus les chiffres sont agglomérés (à l’échelle d’un État et plus encore de plusieurs États) d’autre part, et plus la marge d’erreur augmente.

(JBB) juin 2020.


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