Justice environnementale
La justice environnementale englobe le principe selon lequel toutes les personnes et les communautés ont droit à une protection égale et à une application égale des lois et des règlements en matière d'environnement (Paddeu, 2012 ; 2016). Cela consiste à revendiquer une réduction des inégalités environnementales, perçues comme une injustice, et dont l’une des manifestations les plus tangible est le fait que le risque d’habiter à proximité des sources de pollution (de l’air, de l’eau et des sols) est inversement proportionnel au revenu des ménages (Boyer et Bobin, 2024). La notion est née dans les milieux militants pour les droits civiques aux États-Unis qui définissent notamment l’existence d’un racisme environnemental, en vertu duquel les populations racisées sont plus exposées que les autres à la pollution. L’un des exemples connus est le comté de Warren en Caroline du Nord, où le stockage de mort-terrains contaminés aux PCB est concentré dans une zone à forte majorité africaine-américaine défavorisée (ibid.).
(JBB), juin 2024
Références citées
- Anne-Lise Boyer et Lætitia Balaresque, « Les États-Unis dans le changement climatique », Géoconfluences, septembre 2024.
- Anne-Lise Boyer et Marine Bobin, « (P)réserver l’environnement aux États-Unis, géohistoire du rapport ambigu d’une société à son territoire », Géoconfluences, juin 2024.
- Paddeu Flaminia, 2012, « L’agriculture urbaine dans les quartiers défavorisés de la métropole New-Yorkaise : la justice alimentaire à l'épreuve de la justice sociale », VertigO, 12 (2).
- Paddeu Flaminia, 2016, « D'un mouvement à l'autre : des luttes contestataires de justice environnementale aux pratiques alternatives de justice alimentaire ? », Justice spatiale-Spatial justice, n° 9, janvier 2016.