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Sécurité, sûreté / insécurité

Publié le 09/07/2021

La sécurité et la sûreté sont des concepts qui renvoient à la volonté d’assurer la protection des citoyens au quotidien, dans un contexte où les menaces sont multiples : catastrophes naturelles, conflits et guerres, pauvreté, épidémies, etc., sont autant de phénomènes qui peuvent compromettre la paix et mettre les individus dans une situation d’insécurité. La déclaration des droits de l'Homme de 1789 faisait déjà du droit à la sûreté un des « droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme » (article 2). Mais il s'agissait alors de protéger les individus de l'arbitraire. Aujourd'hui, la notion de sûreté a pris un nouveau sens : il s'agit de mieux assurer la sécurité des citoyens au quotidien. À l'égard du risque, sûreté et sécurité traduisent un état de confiance, individuel ou collectif, et le sentiment que les dangers encourus sont acceptables.

La revendication de sécurité est souvent au cœur de débats de nature sociale et politique. De l'insécurité des individus on passe à celle de la cité, jusqu'à celle d'ordre international. État d'alerte et d'inquiétude de la société face au risque, l'insécurité correspond à un sentiment anxiogène qu'il peut être tentant d'instrumentaliser politiquement mais qui peut conduire à des comportements irrationnels de tout ou partie d'une société.

Du niveau local (quartier, ville...) au niveau mondial (« concert des nations » ou phénomènes planétaires), les approches et la gestion de l'insécurité relèvent d'outils diversifiés de la vie politique et géopolitique. Ainsi, à l’échelle planétaire, le Conseil de sécurité de l'ONU créé en 1945 a notamment pour mission de maintenir la paix et la sécurité internationales. Si sa réussite est inégale, le système est néanmoins parvenu, jusqu'au début du XXIe siècle, à contenir l'emploi des armes de destruction massives (ADM). La capacité d’intervention de l’ONU dans les États les moins développés ou connaissant d’importants troubles ou conflits politiques et sociaux est, depuis le Sommet mondial des Nations-Unies de 2005, considéré par les plus grandes puissances mondiales comme une « responsabilité de protéger » les citoyens du monde entier. Toutefois, cette capacité d’intervention est parfois critiquée et qualifiée d’ingérence, notamment sur le continent africain.

La sécurité internationale a fait l’objet d’études renouvelées depuis les deux premières décennies du XXIe siècle pour plusieurs raisons imbriquées :

  • La recrudescence du terrorisme (touchant très majoritairement les populations fragiles des pays pauvres) avec la montée en puissance de nouveaux acteurs (Al Qaida, Daech et leurs filiales, AQMI, Boko Haram, etc.) ;
  • La redéfinition des équilibres de puissance (avec l’influence croissante ou renouvelée de la Chine, de la Russie ou encore de l’Inde) ;
  • Des bouleversements régionaux, par exemple en Afrique du Nord et au Moyen-Orient après 2011 et les printemps arabes.
  • Les nouvelles formes de conflictualité (nouvelles armes comme les drones, guerre numérique) entraînant des évolutions tactiques (doctrine du No boots on the ground), et l’émergence les nouveaux espaces de conflits (cyberspace…).

(ST), août 2011. Dernière modification (JBB et LF) juillet 2021.

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