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Glossaire

Publié le 13/12/2012
Auteur(s) : Sylviane Tabarly, professeure agrégée de géographie, responsable éditoriale de Géoconfluences de 2002 à 2012 - Dgesco et École normale supérieure de Lyon
Marie-Christine Doceul, professeure de chaire supérieure, responsable éditoriale de Géoconfluences - DGESCO, ENS de Lyon
Jean-Benoît Bouron, agrégé de géographie, responsable éditorial de Géoconfluences - DGESCO, Université de Lyon, ENS de Lyon.
Contributions de :
Jean-Louis Carnat
Laurent Carroué, inspecteur général de l’éducation, du sport et de la recherche, directeur de Recherche à l’IFG - Éducation nationale, Université Paris VIII
Anne-Sophie Clémençon, Historienne des formes urbaines et de l’architecture - Chercheuse-photographe associée au laboratoire « Environnement, Ville, Société », Université de Lyon.
Samuel Depraz, maître de conférences en géographie-aménagement - Université de Lyon, Université Jean Moulin Lyon 3.
Étudiants de master de l'ENS de Lyon dirigés par Emmanuelle Boulineau
Auteurs des articles
Le vocabulaire de la géographie à travers des propositions de définitions de termes et de notions géographiques. Plus d'un millier d'entrées pour découvrir des mots, faire des liens, consolider ses connaissances, trouver des pistes bibliographiques... Ce glossaire est en perpétuelle amélioration. Les définitions ne comportant pas de date sont les plus anciennes.

Il existe 35 résultats dans Glossaire correspondant aux critères suivants : Supprimer le critère H
 Habitabilité
Néologisme qui qualifie l'ensemble des conditions de l'habiter d'un lieu (accessibilité, convivialité, citoyenneté, proxémies) aussi bien matérielles qu'idéelles. Le terme renvoie à une idée de l’habiter plus large que le fait de résider. L’habitabilité d’un lieu est liée à l’existence de possibilités suffisantes de création et d’adaptation permettant aux individus de se l’approprier. Les approches par l’habitabilité étudient la façon dont le social se construit dans un (...)
 Habitat (humain)
- Pour la notion d'habitat en écologie, voir : Habitat écologique
- Ne pas confondre avec : Habiter (notion)
En géographie, l'habitat peut être défini comme l'organisation des habitations sur un espace donné. L'habiter renvoie à la capacité des acteurs à organiser les espaces multiples qui composent leur habitat, aux pratiques de vie qu'en ont les individus et les groupes qui l'occupent. La question du logement n'épuise pas celle de l'habitat mais elle s'y inscrit. Il y a (...)
 Habitat écologique
L'habitat, au sens des écologues, désigne les espaces de vie des espèces animales ou végétales. Un même écosystème peut fournir un habitat à de nombreuses espèces différentes. 
Par souci de biodiversité, leur protection peut s'imposer lorsqu'il s'agit d'espèces menacées, d'autant que la disparition d'espèces est probablement davantage le résultat de la destruction de leur habitat que des prélèvements d'individus. D'où des pratiques d'inventaire et la délimiation de zones de (...)
 Habitat pavillonnaire
L'habitat pavillonnaire ou individuel correspond à un paysage caractéristique des périphéries urbaines et de la seconde moitié du XXème siècle, dans lequel les logements individuels dominent. Si l'« âge d'or » de l'habitat pavillonnaire peut se situer entre les années 1960 et aujourd'hui, ses origines remontent au moins au XIXème siècle. Il est souvent associé à la périurbanisation, mais l'habitat pavillonnaire existe aussi en banlieue ou dans l'espace rural.
Désignant à (...)
 Habitat urbain traditionnel
La ville chinoise traditionnelle est caractérisée par son dédale de ruelles, ses maisons basses à cour carrée (siheyuan). Ces quartiers au cœur des villes sont aujourd'hui touchés par les projets de rénovation urbaine, avec les conséquences socio-spatiales qu'ils induisent : on peut s'intéresser, par exemple, aux hutong jouxtant la Cité interdite à Pékin, aux lilong de Shanghai.

Mise à jour :  septembre 2006(...)
 Habiter / habitant
Comme concept, « habiter » a été exploré, notamment, par la philosophie d’Heidegger qui en a fait une activité primordiale, constitutive de l'être humain. Il désigne, aux yeux des géographes, le processus de construction des individus et des sociétés par l’espace et de l’espace par l’individu, dans un rapport d’interaction voire un rapport ontologique qui les relie : nous habitons l'espace et c'est pour cela qu'il nous habite.
Henri Lefebvre (1901 - 1991), annonçant un (...)
 Halieutique
Du grec halieutikos, qui a trait à la pêche, le terme qualifie toutes les activités relevant de la pêche sous toutes ses formes, professionnelle ou de loisirs, en eau douce ou marine. Selon certains auteurs, la filière halieutique peut s'étendre aussi à la production aquatique.
Voir :
- Yvanne Bouvet, Le parcours de la mer à l’assiette : présentation de la filière halieutique dans le monde, Géoconfluences, 2014
Mise à jour : juillet 2014(...)
 Hallyu
Hallyu désigne la vague d'engouement envers les productions sud-coréennes dans plusieurs industries culturelles à partir des années 2000 : musique, bandes-dessinées, cinéma, etc. D'après Éric Bidet (2013), la Corée du Sud a d'abord réussi à imposer des séries télévisées à la Chine et au Japon dans les années 1990, avant de devenir un modèle de soft power à l'échelle mondiale. Les années 2010 ont confirmé cette réussite avec le succès croissant de la K-pop, la musique pop (...)
 Halophile
Ensemble de plantes terrestres supérieures tolérant le sel, donc supportant la submersion par les pleines mers. Les plantes halophiles s'installent à la frange supérieure des estrans pendant les années dépourvues de très grandes marées. Elles sont surtout constitutives des prés salés, dont elles fixent les matériaux.(...)
 Hameau, écart
En France, un hameau est une petite agglomération rurale de quelques bâtiments comprenant plusieurs foyers, distincte du chef-lieu de la commune où se situe la mairie. En habitat dispersé, sur un finage donné, la population totale des hameaux et des écarts peut dépasser celle du bourg.
Un écart est un lieu de peuplement isolé, une maison ou une ferme n'ayant pas de voisin.

Hameaux et écart dans la commune de Saint-Georges-de-Reintembault (Ille-et-Vilaine). Le Petit (...)
 Haut lieu et géosymbole
Pour Bernard Debarbieux (2003), un haut lieu est un « lieu qui exprime symboliquement, au travers de ses représentations et de ses usages, un système de valeurs collectives ou une idéologie. » Cette définition rejoint celle du géosymbole, que Joël Bonnemaison (1981) définit comme « un lieu, un itinéraire, une étendue qui, pour des raisons religieuses, politiques ou culturelles prend aux yeux de certains peuples et groupes ethniques, une dimension symbolique qui les conforte dans leur (...)
 Haut lieu touristique
Lieu condensant une forte charge imaginaire, incarnant des pratiques et fonctionnant comme modèle pour d’autres lieux touristiques et urbains. Le haut lieu touristique est rêvé et pratiqué par tous les touristes du Monde. Il s’agit donc d’un incontournable touristique et, de plus en plus souvent, d’un lieu inscrit par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité.

Pour prolonger, pour compléter :
- Le portail général du Centre du patrimoine mondial de l'Unesco : (...)
 Haute mer
Selon le droit de la mer, la haute mer est la partie de la mer située en dehors des zones de souveraineté et des ZEE des États côtiers. La haute mer comprend les eaux situées au-dessus du plateau continental juridique au-delà de la limite des 200 milles nautiques.
En théorie, la haute mer n'appartient à personne (principe « res nullius »), parce que nul n'a le droit de s'approprier ce qui de ce point de vue pourrait tout aussi bien être la propriété d'un autre. En pratique, c'est un (...)
 Hébergements touristiques
Les hébergements touristiques sont d’une nature extrêmement variée, à l’image des pratiques touristiques. À partir des formes historiques d’hébergement des voyageurs, les modes utilisés par les touristes n’ont en effet cessé de se diversifier. Pendant des siècles, l’hébergement était assuré chez l’habitant, dans des monastères, des auberges ou des relais de poste. Les premiers touristes ont détourné ces moyens d’hébergement avant que des formes spécifiques n’apparaissent. (...)
 Helvétisation (du paysage)
Il s'agit d'un processus d'application d'un stéréotype dit helvétique dans la production d'un paysage hors de son aire initiale.
Jean-Paul Ferrier associe l'idée d'« helvétisation » du monde à l'élévation progressive de la qualité des sites, urbains comme ruraux (2002).
Dans le domaine montagnard, l'« helvétisation » consiste à faire du paysage construit de la station d'altitude (chalet en rondins, sapinière, élevage laitier...) le modèle universel de l'alpin.
Pour (...)
 Herbu
Voir schorre(...)
 Héritage
Le fonctionnement, la morphologie, l'aspect des lieux résultent de mémoires superposées : celles des successions géologiques, des structures politiques et sociales qui les ont organisés, du "poids de l'histoire". L'ancrage de certaines identités et activités humaines dans des "pays" et des "terroirs" résulte bien souvent de situations et de savoir-faire hérités. Ces mémoires du territoire se manifestent à plusieurs niveaux d’échelle temporelle (géologique, historique, etc.).(...)
 Hétérotopie
Concept théorisé par Michel Foucault lors d'une conférence au Cercle d'études architecturales donnée en 1967, l'hétérotopie désigne la différenciation des espaces, souvent clos ou enclavés, caractérisés par une discontinuité avec ce qui les entoure. Le terme est forgé sur les racines grecques exprimant la différence ou l'altérité (ἕτερος) et le lieu (τόπος), mais aussi sur le mot utopie. Si l'utopie offre un idéal « sans lieu réel », l'hétérotopie, elle, correspond à (...)
 Hiérarchie urbaine
La hiérarchie urbaine décrite par la loi rang-taille (de Zipf), ou par la théorie des lieux centraux fut longtemps perçue comme une forme particulièrement stable et universelle de l'organisation du peuplement et des activités sur un territoire.
Aujourd'hui, dans un contexte de mondialisation, au sommet de la hiérarchie des métropoles, des villes comme New York, Londres, Francfort, Sydney, Tokyo, etc., ont des niveaux de déterritorialisation tels qu'elles fonctionnent en quasi-apesanteur. (...)
 Himalaya
Vu de la péninsule, l'Himalaya ("lieu de neige") est une muraille. Les plus hauts sommets dépassent 8 000 m : l'Everest atteint 8 850 m et 7 autres sommets dépassent 8000 m au Népal), plus de 1 000 sommets atteignent au moins 6 000 m, situés dans la moitié est de la chaîne. Cette muraille longue de 2 300 km est large de 350 km entre le sud du plateau tibétain et les franges nord des plaines de l'Indus, de la Sutlej, du Gange et du Brahmapoutre.
Comme dans toute montagne, le paysage (...)
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