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Forêt

Publié le 25/03/2013

Formation végétale constituée d'arbres plantés ou spontanés, aux cimes jointives ou peu espacées, dominant souvent un sous-bois arbustif ou herbacé. Espace couvert par ce type de végétation. Massif boisé d'au moins 4 ha avec une largeur moyenne en cime d'au moins 25 mètres ; des classes de superficie peuvent être distinguées : 4 à 25 ha, 25 à 100, etc.. (définition IFN).

Les forêts concentrent plus particulièrement l'attention des sensibilités environnementales. L'image, discutable, de la forêt "poumon vert" de la planète a eu un succès médiatique certain. Dans nombre d'imaginaires collectifs, la forêt est symbole d'une "nature" rêvée. Aussi, tout ce qui menace les espaces forestiers est souvent facteur de mobilisation de l'opinion publique, au nom du "développement durable" et de la préservation des écosystèmes. Pourtant les sociétés européennes ont eu, pour assurer leur développement au cours des siècles, largement recours aux défrichements, à la déforestation. Et, à l'époque actuelle, en Europe, et même à l'échelle mondiale, l'heure est plutôt à la progression des surfaces forestières.

L'idée d'une forêt "puits de carbone" (l'augmentation de la végétation tend à absorber le CO2 présent dans l'atmosphère) n'est valable que pour les phases initiales de croissance d'une forêt. Une forêt mature ou vieillissante, en l'absence de son exploitation raisonnée, rejette à son tour davantage de carbone dans l'atmosphère qu'elle n'en absorbe. Au titre du Protocole de Kyoto, les pays développés peuvent inclure les variations nettes de leurs émissions de CO2 du fait de certaines activités liées au changement d'affectation des terres et à la foresterie. Le calcul de l'effet des puits est méthodologiquement complexe et doit encore faire l'objet d'éclaircissements : il est l'objet de débats scientifiques.

Dans le cadre des Conférences des Parties, depuis celle de Bali (COP 13) jusqu'à celle de Copenhague en décembre 2009 (COP 15), il était envisagé que les futurs marchés de quotas post-Kyoto puissent inclure les pratiques agricoles et forestières dans un cadre de réduction des émissions de GES résultant de la déforestation et de la dégradation (Réduction des émissions liées à la déforestation et la dégradation des forêts tropicales, REDD), pour reconnaître les efforts des pays en développement plus particulièrement. De tels programmes de protection des forêts et de développement de la production alimentaire et agricole pourraient être partiellement financés par les crédits vendus sur un futur marché carbone international, encore très incertain.

Par ailleurs, la certification forestière est devenue un instrument de marché visant à promouvoir l'aménagement forestier durable en fonction de facteurs environnementaux, économiques et sociaux. Il prévoit l'évaluation indépendante de méthodes d'aménagement forestier selon des normes reconnues internationalement (ou nationalement), ainsi que la surveillance de la vente de produits forestiers. La véritable guerre des labels que se livrent les deux grands systèmes de certification mondiaux, le Forest Stewardship Council (FSC), inspiré par le WWF et le système Pan European Forest Council (PEFC), inspiré par les forestiers privés européens, traduit les enjeux économiques considérables et les fortes différences territoriales de la certification.

(ST) Mise à jour : mars 2011


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