Notion en débat. La communauté scientifique
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La notion de communauté scientifique fait référence à l’ensemble des scientifiques, quel que soit leur statut social, leur pays et leur discipline de recherche. C’est une notion très large fondée sur l’idée qu’il existe un socle commun de valeurs et un monde social partagé par l’ensemble des individus œuvrant au service du progrès des connaissances scientifiques. Selon son contexte d’utilisation, elle a fait l’objet de débats sur lesquels nous revenons ici pour éclairer son sens, sa richesse et les subtilités qui se cachent derrière son utilisation.
En géographie et en histoire de la géographie, elle est souvent utilisée en se référant aux travaux de Thomas Kuhn pour s’intéresser aux transformations internes à la discipline géographique. Ici, nous l’abordons dans un sens plus générique à savoir lorsqu’elle désigne l’ensemble des scientifiques toutes disciplines confondues à l’échelle mondiale, nationale voire régionale. Nous remontons à ces premiers usages en sociologie des sciences et mettons en évidence les débats qui entourent le caractère idéalisé de cette entité sociale.
1. L’idéal de la communauté scientifique
On trouve des traces de l’utilisation de cette notion dans la presse quotidienne ainsi que dans les périodiques scientifiques en anglais dès le deuxième quart du XIXe siècle ((Les mentions les plus anciennes que nous avons trouvées se trouvent dans la North American Review en 1826.)), mais c’est à partir du milieu du XXe siècle qu’elle se trouve associée à des réflexions sur le rôle de la science dans la société. Dans l’introduction d’un numéro spécial sur la sociologie des sciences, Joseph Ben-David attribue à Michael Polanyi le premier essai de définition de cette notion pour conceptualiser « le système informel de la science dans la société ». Selon lui, Polanyi, en février 1942, aurait été « le premier à forger l'expression de ‘communauté scientifique’ et à l'appliquer pour décrire la manière dont les scientifiques font régner par la formation, par l'arbitrage des publications et par les sanctions purement conventionnelles d'approbation et de désapprobation une discipline stricte dans un climat de grande liberté individuelle. » (Ben-David, 1970). Le concept de « liberté » est central dans cette définition car Polanyi s’opposait alors aux « humanistes scientifiques », un cercle britannique auquel ont appartenu Joseph Needham et John D. Bernal dans l’entre-deux-guerres. Séduits par la planification soviétique, ces derniers militaient en faveur d’une organisation planifiée de l’activité scientifique. Primordiale à leurs yeux, l’utilité sociale et économique de la science pour la société devait être garantie par l’État. Pour Polanyi, non seulement cette vision mettait en danger l’intégrité de l’entreprise scientifique (qui, bien qu’encouragée par les besoins socio-économiques, devait conserver son indépendance) mais, d’un point de vue sociologique, cette vision avait le défaut de réduire la science à sa dimension utilitaire. Pour dépasser cette vision réductrice, la notion (aussi idéaliste soit-elle) de « communauté scientifique » était clef. Elle désignait l’ensemble des scientifiques exerçant leur travail en se référant à des valeurs et des normes compatibles avec le partage d’un idéal démocratique et susceptibles de faire consensus en dépit des particularismes et des intérêts nationaux et locaux. Poursuivant et souscrivant à l’approche de Polanyi, Robert K. Merton met en évidence les normes de la communauté scientifique (document 1) : universalisme, communalisme, désintéressement et scepticisme organisé (Merton, 1973, p. 267–278).
Document 1. Les normes de la communauté scientifique d’après Robert K. Merton (1973)
- Universalisme : les attributs sociaux et personnels n’entrent pas dans les critères de validation des faits scientifiques.
- Communalisme : les découvertes scientifiques sont des produits collaboratifs et appartiennent à la communauté.
- Désintéressement : le produit de l’activité scientifique et l’intérêt qu’il serait possible d’en tirer n’est pas ce qui oriente les scientifiques dans leur recherche.
- Scepticisme organisé : les faits scientifiques ne sont pas érigés en dogme et doivent pouvoir être remis en cause et discutés.
D'après Robert K. Merton, 1973, The Sociology of Science: Theoretical and Empirical Investigations. (Norman W. Storer, Ed.). University of Chicago Press, 605 p.
Cette approche idéalisée de la communauté scientifique, bien que largement discutée, fait encore référence aujourd’hui (Saint-Martin, 2020). S’intéressant au cas de l’élite scientifique chinoise et à son histoire, Cong Cao montre par exemple que « bien que la communauté scientifique chinoise ait été vulnérable aux interférences du parti d’État [de Mao à nos jours], elle a, dans une certaine mesure, réussi à résister aux pressions du gouvernement en valorisant davantage les avancées de la science fondamentale par rapport à la recherche appliquée et militaire » (Cao, 2004, p. 186). Cela suggère, nuançant la vision mertonienne sans pour autant l'invalider, que la démocratie n’est pas une condition nécessaire indispensable à l’émergence d’une élite scientifique disposant d’une certaine autonomie scientifique.
2. Une notion clé pour l’internationalisme scientifique
Alors que le rôle de la science dans la société était débattu dans les cercles intellectuels, il y a, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, une attention croissante pour l’enseignement supérieur et la recherche en tant que champs d’action incontournables des États-nations. Bien que l’organisation de la communauté scientifique s’affranchisse théoriquement des intérêts et des périmètres nationaux, il est alors devenu fréquent de faire référence à l’organisation de la « communauté scientifique internationale ». Poursuivant un mouvement déjà amorcé dans le dernier quart du XIXe siècle, des organismes internationaux se mettent en place qui ont vocation à faciliter la structuration de la communauté scientifique. Créée en 1945, l’UNESCO se fixe entre autres objectifs de : « faciliter la libre circulation des idées », d’« aide[r] au maintien, à l’avancement et à la diffusion du savoir… en encourageant la coopération entre nations dans toutes les branches de l’activité intellectuelle ». Le maintien de la paix de l’humanité est en quelque sorte son but ultime : « les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix » ((Acte constitutif de l’UNESCO, 1945—2024.)).
L’investissement placé dans la science s’accompagne d’une ambition de pacification des relations internationales. Une manifestation exemplaire de cette dynamique est la création de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) en 1957 suite au célèbre discours « Atoms for Peace », du président Eisenhower des États-Unis, devant l’Assemblée générale des Nations Unies, le 8 décembre 1953. L’Année Géophysique Internationale en 1957 est aussi exemplaire de cette vision de la science (document 2). Elle débouche sur la création de stations scientifiques dans les pôles (Escudé, 2024) et participe à stimuler les collaborations scientifiques internationales autour du spatial (Sourbès-Verger, 2025).
Sur le plan politique, cette approche dite « fonctionnaliste » des relations internationales relève de « l’internationalisme scientifique » : puisque 1) la science est par essence internationale (les vérités scientifiques sont universelles) et que 2) le développement de la science requiert le développement de coopérations internationales, alors 3) l’activité scientifique devrait, de façon analogue aux activités économiques, être en mesure de favoriser l’entretien de relations pacifiques entre les États (de manière autonome – c’est-à-dire sans que l’intervention directe des États soit nécessaire). Le recours à la rhétorique de l’internationalisme scientifique, qui se manifeste dès le dernier quart du XIXe siècle connaît donc un renouveau dans le contexte tendu de la Guerre Froide. Cette approche des relations internationales se retrouve encore aujourd’hui dans le milieu de la diplomatie scientifique.
Document 2. Timbres émis à l’occasion de l’Année Géophysique Internationale (1957)

Exemples de timbres émis par les États-Unis, Haïti, la Hongrie, l’Indonésie, le Japon, les TAAF et l’URSS.
Or, l’autonomie des scientifiques, l’esprit de communauté, et la libre circulation des connaissances est en réalité toute relative dans certains domaines et à certaines époques. S’intéressant aux tensions entre loyauté à la patrie et loyauté à la science en période de conflits, Brigitte Shroeder-Gudehus (1978) a documenté la reprise des relations scientifiques entre l’Allemagne et la France après la première guerre mondiale. Son travail montre que d’un point de vue institutionnel, cette reprise a davantage été encouragée par le monde politique, souhaitant rétablir de bonnes relations diplomatiques, que par le monde savant, qui comptait à la fois du côté français et du côté allemand de fervents opposants à la réconciliation. D'autres fois, ce sont les scientifiques qui incitent à promouvoir le partage des connaissances par-delà les frontières. À la fin des années 1950, ils parviennent à convaincre le gouvernement américain de réviser la loi Mac Mahon qui restreignaient la circulation de l’information scientifique sur des sujets sensibles. Selon le journaliste du journal Le Monde Henri Pierre en 1957, la modification de cette loi devait, ni plus ni moins, « permettre la création de la communauté scientifique occidentale » ((Henri Pierre, « L’idée de la ‘communauté des cerveaux’ fait de rapides progrès aux États-Unis », Le Monde du 22 octobre 1957, version numérisée accessible en ligne.)).
La « globalisation de la diplomatie scientifique », à partir des années 1970, marque encore une nouvelle étape dans les relations internationales (Robinson et al., 2023). Pour échapper au contrôle des grandes puissances, veiller à leurs intérêts, les nouveaux États (issus de la décolonisation), adoptent des stratégies visant à contourner les organes internationaux mis en place après la seconde guerre mondiale, tel que l’AIEA, qui entendait veiller à faire appliquer le traité de non-prolifération des armes atomiques. Au-delà de cette volonté de s’émanciper de la tutelle de certains organismes internationaux, les années 1970 sont aussi caractérisées par un intérêt de plus en plus prononcé pour le développement et l’autonomisation des « communautés scientifiques nationales ».
3. Le développement des communautés nationales
Le développement des communautés nationales est une des caractéristiques de la période des indépendances. L’aspiration des États nouvellement indépendants et des nouvelles alliances régionales à une distribution plus équitable de l’expertise scientifique et des capacités technologiques se traduit par la création de nouvelles universités, de nouveaux centres de recherche et l’affirmation de politiques scientifiques nationales. Dans ce contexte, des travaux scientifiques mais aussi des rapports de l’UNESCO sont publiés sur le thème de l’émergence et du développement des « communautés scientifiques nationales ».
Des spécialistes, comme les membres français de l’équipe PED (Pays En Développement) créée en 1983 à l’ORSTOM (actuel Institut de Recherche pour le Développement), s’appliquent à rejeter la théorie diffusionniste selon laquelle la science moderne serait venue d’Europe pour s’implanter dans de nouveaux espaces nationaux et mobiliser des populations auparavant dépourvues de toutes formes de culture scientifique. Cette théorie généralement attribuée à Georges Basalla est une adaptation à la science de la théorie des stades de développement de Rostow (Basalla, 1967). Pour l’invalider, ils y opposent la vision irénique de Joseph Needham, qui explique l’apparition de la science moderne ((En histoire des sciences, à la suite de travaux menés au début du XXe siècle, l’expression « science moderne » désigne la science s’étant développée dans le sillage de la révolution copernicienne ou « révolution scientifique » du XVIIe siècle.)) en Europe par l’influence des sciences chinoises, arabes ou antiques. Selon ce dernier, c’est la rencontre des différents systèmes de pensées scientifiques préexistants qui débouche sur la science moderne. Il propose une allégorie : « Il y a une vieille expression chinoise à propos des "Rivières qui vont faire la cour à la mer", et en effet nous pouvons très bien considérer les vieux courants de la science dans les différentes civilisations comme des rivières allant se jeter vers l’océan de la science moderne. La science moderne est en effet composée par les contributions des différents peuples du vieux monde, et chaque contribution se serait écoulée dans un flux continu vers l’océan, qu’elle soit de l’antiquité romaine ou grecque, issue du monde arabe ou encore des cultures chinoises et indiennes. » (Needham, 1967). Dans cette vision « œcuménique » de l’entreprise scientifique, tous les peuples sont amenés à participer main dans la main à la progression de la science sans perdre leurs particularités. Bien qu’opposées l’une à l’autre, la vision diffusionniste et la vision œcuménique sont toutes deux compatibles avec l’idéal d’une « communauté scientifique » globale et unifiée et, en cela, se heurtent à la théorie de la dépendance.
Pour Roy MacLeod ou encore Ian Inkster, qui sont des tenants de la théorie de la dépendance, il est important de distinguer le cas (qui sert de modèle à Basalla) des colonies de peuplement comme l’Australie ou le Canada où une portion de la population européenne est venue peupler les territoires colonisés, de celui des colonies au sein desquelles les peuples autochtones ont été assujettis par la force à une puissance extérieure (MacLeod, 1980 ; Inkster, 1985 ; MacLeod, 1999). En revenant sur l’histoire des violences et de la domination imposée aux peuples colonisés, il ressort que les conditions de participation au « champ scientifique » (pour reprendre le concept de Pierre Bourdieu, 1976) sont d’emblées inégales. Or, le terme de « communauté » présenterait l’inconvénient de gommer les rapports de force. Dans le contexte des décolonisations, le rôle actif des élites locales dans la mise en place de systèmes nationaux de recherche, dans l’élaboration des savoirs et dans la lutte pour l’égalité a donc été revalorisé (Arvanitis et al., 2008) ; et la réalité de l’existence d’une « communauté internationale » unifiée a de nouveau été débattue. Face à l’approche communautaire de la science, les spécialistes de la science dans les pays non-hégémoniques ont privilégié une représentation structuraliste décrivant un système mondial d’États-nations ou « système-monde » en expansion avec son centre et ses périphéries, son foyer de domination et ses dominés. À partir du modèle des économies-monde de Fernand Braudel repris par Immanuel Wallerstein, Xavier Polanco a alors proposé l’expression « Science-Monde » (Polanco, 1990).
4. Le « nouveau collège invisible » ?
La recherche de dépendance et de cohésion des communautés scientifiques nationales explique que l’échelle nationale demeure jusqu’à aujourd’hui une échelle structurante pour l’activité scientifique (Maisonobe et al., 2016). Les institutions et les financements sont, dans un grand nombre de pays, organisés à cette échelle. Les scientifiques organisent des congrès nationaux, il existe des revues scientifiques à visées nationales, les comités de recrutement et de jury de thèse sont majoritairement nationaux. C’est pourquoi Yves Gingras décrit le système scientifique contemporain comme un « espace à la fois national (par ses ressources) et international (par ses produits) » (Gingras, 2002). Cet état de fait contemporain va d’une certaine manière à l’encontre de l’imaginaire de la communauté scientifique sans frontière. Dans les années 2000, cet imaginaire est pourtant remobilisé pour décrire le rôle joué par les nouveaux moyens de télécommunication et en particulier par internet dans l’organisation des échanges scientifiques. La spécialiste en politique scientifique Caroline Wagner parle de « nouveau collège invisible » considérant qu’« au 21e siècle, le melting pot des scientifiques, l’appartenance nationale et les allégeances jouent un rôle mineur. La curiosité scientifique et l’ambition sont les forces majeures en place dans le nouveau collège invisible. » (Wagner, 2008). En mettant l’accent sur la volonté individuelle, elle néglige le fait que les scientifiques ne sont pas des électrons libres.
Si l’on raisonne à plusieurs niveaux au lieu de se focaliser sur le seul niveau individuel, il devient possible d’envisager de concert des phénomènes apparemment contradictoires. Ainsi, pour Terry Shinn, il n’est pas question de nier la mondialisation mais de montrer qu’elle n’annule pas le rôle structurant des États en matière de sciences : « Il est indispensable de s’éloigner du scénario "soit, soit" qui met l’accent sur les pratiques et les configurations soit principalement globales, soit principalement nationales, les unes excluant les autres. » (Shinn, 2002). Au cours des années 2000, Rigas Arvanitis et ses collègues prolongent et intègrent la question régionale à cette réflexion multi-niveau : « Dans de nombreux pays, les politiques de recherche et d’innovation tentent de concilier une intégration de la science nationale dans de grands ensembles mondiaux et une décentralisation régionale des activités de recherche. Pour examiner ces dynamiques, il faut réfléchir simultanément à l’échelle mondiale et régionale. » (Arvanitis et al., 2008). Suivant cette approche, il semble donc tenable de considérer la coexistence et le développement de communautés scientifiques organisées à différentes échelles spatiales, du local jusqu’au global.
En conclusion, la notion de « communauté scientifique », davantage que toute autre terminologie utilisée pour désigner des collectifs et des organisations savantes, met l’accent sur la solidarité entre membres et sur leur dépendance au collectif par-delà les frontières scientifiques ou géographiques et les différences de statuts sociaux (Downey, 1969). Son caractère idéalisé et l’imaginaire de cohésion qu’elle véhicule, tend à faire oublier les rapports de domination internes au monde scientifique, les conflits de valeur ou encore le patriotisme des savants, ce qui explique qu’elle soit sujette à débats en sciences sociales. Au-delà de son utilisation fréquente dans les médias ou encore parmi les scientifiques eux-mêmes, elle est utilisée et opérante en étude sociale des sciences, notamment à travers les concepts de « communautés épistémiques » et de « communautés de pratique » (Meyer et Molyneux-Hodgson, 2011 ; Granjou et Peerbaye, 2011).
Bibliographie
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- Basalla George, 1967, “The Spread of Western Science”, Science, vol. 156, n° 3775, p. 611–622.
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- Downey Kenneth J., 1969, “The Scientific Community: Organic or Mechanical?”, The Sociological Quarterly, vol. 10, n°4, pp. 438–454.
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- Granjou Céline et Peerbaye Ashveen, 2011, « Sciences et collectifs », Terrains & Travaux, vol. 1, n°18, pp. 5–18.
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- Inkster Ian, 1985, “Scientific Enterprise and the Colonial `Model’: Observations on Australian Experience in Historical Context”, Social Studies of Science, vol. 15, n°4, pp. 677–704.
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- Maisonobe Marion, Grossetti Michel, Milard Béatrice, Eckert Denis, Jégou Laurent, 2016, “The global evolution of scientific collaboration networks between cities (1999–2014): multiple scales”, Revue française de sociologie, vol. 57, n° 3, p. 417–441.
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- Polanco Xavier (Ed.), 1990, Naissance et développement de la science-monde : production et reproduction des communautés scientifiques en Europe et en Amérique latine. La Découverte, 237 p.
- Robinson Sam, Adamson Matthew, Barrett Gordon, Jacobsen Lif Lund, Turchetti Simone, Homei Aya, Marton Péter, Aronowsky Leah, Choudry Iqra, Gärdebo Johan, Hyun Jaehwan, Ienna Gerardo, Kinyanjui Carringtone, Martínez-Rius Beatriz, Mascarello Júlia, Olsakova Doubravka, Rispoli Giulia, Zaidi Waqar, 2023, “The globalization of science diplomacy in the early 1970s: a historical exploration”, Science and Public Policy, vol. 50, n°4, pp. 749–758.
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- Shinn Terry, 2002, « Nouvelle Production du Savoir et Triple Hélice [Tendances du prêt-à-penser les sciences] », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 141, n° 1, p. 21–30.
- Sourbès-Verger Isabelle, 2025, « L'espace », La Documentation photographique n° 8168/2025 – 6, CNRS Éditions.
- Vessuri Hebe, 2001, « Introduction : la science et ses cultures », Revue internationale des sciences sociales, vol. 168, n° 2, p. 199–206.
- Wagner Caroline S, 2008, The New Invisible College: Science for Development. D.C.: Brookings Institution Press, 157 p.
Mots-clés
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Marion MAISONOBE
Chargée de recherche au CNRS, laboratoire Géographie-Cités.
Édition et mise en web : Jean-Benoît Bouron
Pour citer cet article :
Marion Maisonobe, « Notion en débat. La communauté scientifique », Géoconfluences, janvier 2026.
https://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/notion-a-la-une/communaute-scientifique



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