Vous êtes ici : Accueil Glossaire Tourisme

Tourisme

Publié le 13/03/2013

La définition du tourisme, selon les normes internationales retenues par la commission statistique de l’ONU, englobe tout voyage hors du domicile habituel pour au moins une nuit et au plus un an. Le motif du voyage n'importe pas : affaires, vacances, santé, ... Les loisirs ont des temporalités différentes : journée, soirée par exemple.

Le tourisme (tourism, 1811 ; tourisme, 1841) est le système d’acteurs, de lieux et de pratiques permettant aux individus la recréation par le déplacement et l’habiter temporaire de lieux autres. Ce système est constitué d’entreprises proposant différents services (de l’agence de voyage aux restaurateurs et hôteliers, en passant par les transporteurs et les tours opérateurs), de normes et de valeurs (pour certains, le tourisme est positif, pour d’autres, il est négatif), de lois  (sur les mobilités, les congés payés, la fiscalité etc.), de touristes (qui se distinguent par leur pratiques), de lieux touristiques de qualités différentes et pouvant être de différents types (station touristique, site touristique, lieu de villégiature, ville touristifiée, métropole touristique, etc.), de marchés plus ou moins segmentés. Le système du tourisme met aussi en jeu des relations non-marchandes (prêter ou échanger un logement, regarder un paysage, etc.), d'autres institutions sociales (la famille comme lieu d’apprentissage des pratiques touristiques, le mariage et son voyage de noces, etc.), de l'imaginaire et des images (véhiculées par les catalogues, la télévision, les photos et les diapositives des autres touristes etc.), et des discours (les guides, les scientifiques, les émissions radiophoniques ou télévisées etc.).

Le tourisme de masse individualisé est le système touristique le plus récent, fondé à la fois sur l’accès du plus grand nombre au tourisme et sur l’individualisation des pratiques, standardisées ou personnalisées, répétitives ou innovantes. Le tourisme de masse individualisé caractérise une société au sein de laquelle la majeure partie des individus peut choisir d’être touriste ; dès lors, c’est le mode d’être touriste qui les distingue.

Forme particulière de migration, le tourisme s'analyse classiquement en termes de flux d'échanges et de personnes et en termes de zones d'émission et de réception. Les mobilités qui lui sont associées sont essentielles au fonctionnement des systèmes touristiques : durées et distances, modalités des transits. Les mobilités touristiques et de loisirs pourront aussi être à la source de processus de diffusion de pratiques culturelles, de modes de vie ainsi que de transferts de technologie et de capitaux par exemple.
Par les déplacements qu'il met en jeu, le touriste exprime un certain rapport au territoire, celui d'où il vient autant que celui où il va. Les pratiques de déplacement touristique des populations urbaines favorisées ne sont pas les mêmes que celles de catégories plus populaires. Le tourisme des populations d'Asie est différent du tourisme pratiqué par les Européens.
Les pratiques de mobilité des touristes évoluent au cours du temps :
- par leur durée, des séjours plus courts semblent en vogue de nos jours,
- par leur distance, les transports aériens sur de longues distances étant devenus plus abordables,
- par leur mode, on relève par exemple la vogue des paquebots de croisière qui a fait la fortune des Chantiers de l'Atlantique au cours des années 1990 et 2000.

Pour compléter, pour prolonger
- Le tourisme, indicateur et outil de transformation du Monde (Rémy Knafou)


Compléments :

Tourisme et loisirs en France | Tourisme méditerranéen

Tourisme et loisirs en France

Le tourisme, qu'il soit national ou international, participe au développement de nombreux territoires en France qui vivent, dans des proportions variables, du tourisme, mais aussi, des loisirs
Rappelons que le seul tourisme international (toute personne résidant habituellement dans un autre pays et passant au moins une nuit en France) pèse beaucoup dans l'économie française. C'est, en 2012, le pays le plus visité au monde avec 83 millions de touristes, mais il n'est que troisième par les recettes (53 milliards d'USD, derrière les États-Unis et l'Espagne).
Du point de vue du tourisme et des loisirs domestiques, d'après une étude en 2004 réalisée pour le compte de l'Agence française de l'ingénierie touristique (AFIT) et d'autres commanditaires, près d’un Français sur deux est consommateur de parc de loisirs et s’y rend en moyenne 3 fois par an. Cette étude permet d’estimer le nombre de visites annuelles à environ 70 millions dont 24% consacrées aux parcs d’attractions, 23% aux parcs animaliers, 16% aux aquariums, 12% aux parcs à thème à vocation culturelle et 11% aux parcs aquatiques. Les clientèles étrangères pèsent pour 15% environ du total des entrées.
Les formes d’inscription spatiale des activités touristiques et de loisirs sont diverses. Diffuses dans le cas des espaces à dominante rurale (tourisme vert du Gers). Zonales pour les parcs nationaux ou les parcs naturels régionaux. Ponctuelles pour les Center Parcs en Sologne ou Normandie, les parcs-aventures en développement, les parcs à thème (Vulcania, Le Puy du Fou, Disney Parc de Marne-la-Vallée, etc. ). Réticulaires dans le cas des villages de vacances (Club méditerranée ou autres).
La nature des parcs à thème est très variée : de loisirs, d'attraction, aquatiques, animaliers, patrimoniaux (écomusées, patrimoine industriel ou minier), les dénominations varient. Ils ont des points communs : ce sont des lieux clos, d'accès payant (ce qui les différencie des parcs naturels, en France du moins), proposant un certain nombre d'activités récréatives. Tous sont des territoires aménagés dont l'intégration peut être poussée (Disneyland Paris propose aussi des hébergements par exemple), régulés en permanence.
Certains de ces Parcs se trouvent en difficulté : Vulcania en Auvergne, Cap'Découverte dans le Tarn par exemple. Les collectivités locales et territoriales qui s'engagent dans ce type d'aventures, particulièrement en région rurale trop éloignée des grandes agglomérations, peuvent éprouver des difficultés à apporter les investissements nécessaires au maintien de l'attractivité du projet. Les zones de chalandise du parc peuvent être trop locales, trop étroites pour que l'opération soit profitable.

Pour quelques visites virtuelles et pour compléter :
- Cap'Découverte : www.capdecouverte.com
- Disneyland Paris : www.disneylandparis.com/fr
- Futuroscope : www.futuroscope.com
- Parc des oiseaux (Dombes) : www.parc-des-oiseaux.com
- Puy du Fou : www.puydufou.com
- Vulcania : www.vulcania.com
- Grands sites archéologiques en France : www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/fr
- Atout France, l'agence de développement touristique de la France : www.atout-france.fr/
- Sites ministériels :
> Des données diverses : http://www.dgcis.gouv.fr/tourisme/statistiques-et-etudes
> Veille Info tourisme : www.veilleinfotourisme.fr
- L'Organisation mondiale du tourisme (OMT) : http://www2.unwto.org/fr

 

Tourisme méditerranéen

Le bassin méditerranéen est, de loin, la première région touristique du monde. Le tourisme d'hiver des origines, réservé aux élites européennes, a évolué vers un tourisme estival de masse. Occasion de contact entre les populations des différents rivages de la Méditerranée, le fait touristique est aussi une manifestation du différentiel Nord/Sud lorsque le "système touristique" fait appel aux capitaux, à l'impulsion et aux migrations saisonnières du Nord investissant le Sud.

Les chiffres montrent l’importance économique majeure du tourisme pour la Méditerranée, devenu, dans de nombreuses régions, la véritable "force motrice" du développement. Les données de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) montrent cependant que le tourisme international est essentiellement concentré dans les trois pays du nord-ouest du bassin : la France, l'Espagne et l'Italie ont respectivement 11%, 7,4% et 5,7% du total mondial, ce qui représente un total cumulé de 168,5 millions d'arrivées de touristes internationaux. Par comparaison, l'Afrique du Nord et le Moyen Orient, considérés dans leur ensemble (donc y compris les lieux saints du Proche et Moyen Orient), ont respectivement 1,5% et 3,9% du total mondial des arrivées de touristes internationaux, soit 37,9 millions. Les pays du Sud et de l'Est méditerranéens, confrontés à de fortes croissances démographiques, bénéficient donc relativement peu des retombées du tourisme international qui pourrait contribuer à leur développement.

Le tourisme en Méditerranée reste essentiellement concentré sur les bandes côtières et pénètre assez peu en profondeur. Il contribue donc largement à alimenter la pression sur les littoraux et à provoquer leur artificialisation. Par exemple, on compte environ un port de plaisance tous les 3 km sur la Côte d’Azur et leur création s’accompagne bien souvent d’opérations immobilières (marinas par exemple). Les communes d'accueil touristique doivent aussi faire face à des problèmes de gestion environnementale spécifiques : gestion des déchets, approvisionnements en eau concentrés en pleine période de sécheresse estivale par exemple.

Pour compléter, prolonger :
- Le Plan Bleu
- L'Organisation mondiale du tourisme :
http://www2.unwto.org/fr et les "faits et chiffres" (facts & figures) : http://mkt.unwto.org/en/barometer


Mise à jour : novembre 2013