Vous êtes ici : Accueil / Informations scientifiques / À la une / Image à la une / Image à la une. Thingvellir, quand la faille fait Nation. Patrimonialisation et mise en tourisme d’un haut-lieu de l’identité islandaise

Image à la une. Thingvellir, quand la faille fait Nation. Patrimonialisation et mise en tourisme d’un haut-lieu de l’identité islandaise

Publié le 29/04/2021
Auteur(s) : Martin Charlet, PRAG, formateur en histoire-géographie - INSPÉ de l'académie de Lyon, université Claude Bernard Lyon 1
La plaine de Thingvellir (Þingvellir) témoigne des origines géologiques de l'Islande, île née de la divergence entre deux plaques tectoniques. Elle est aussi un haut-lieu dans la mémoire islandaise pour avoir vu se tenir les premiers parlements à l'époque médiévale. Le site fait l'objet aujourd'hui d'une mise en tourisme et d'une patrimonialisation.

Bibliographie | mots-clésciter cet article

Martin Charlet — la faille d Almannagja Thingvellir  

Lieu de prise de vue : Faille d'Almannagjá, parc national de Thingvellir, Islande
Date : juillet 2014
Droits d’usage : photographie libre de droits pour l’usage pédagogique dans la classe
Auteur : Martin Charlet

 

Carte islande tourisme géotermie cercle d'or cercle de diamant island map

Pour voir la carte de localisation en haute résolution, cliquez ici.

Le regard du géographe

Au premier plan, à gauche, les touristes sont perchés sur la crête saillante de la grande faille de l’Almannagjá alors qu’à droite des tables de pique-nique ont été installées sur une parcelle herbeuse. La rivière Öxará (« la rivière de la hache ») traverse le second plan, où sont également édifiés une petite église et quelques bâtiments érigés en 1930, pour accueillir le prêtre et le directeur du parc national, actuelle résidence d’été du Premier ministre islandais (source). À proximité, un petit parking est desservi par une route qui serpente à travers une vaste plaine au troisième plan, de laquelle émergent de petits escarpements de faille rectilignes. L’ensemble est bordé par les reliefs montagneux issus du volcanisme.

Situé à 45 km de la capitale Reykjavik, ce paysage bucolique dont la mise en tourisme s’intensifie ces dernières années, avec la construction en 2018 d’un centre d’accueil touristique et l’aménagement de parkings plus vastes et nombreux (et désormais payants) un peu plus en aval (source), ne doit pas laisser croire qu’il n’est une destination prisée que parce qu’il est un site naturel. Thingvellir est effectivement bien plus que cela.

Un site géologique mis en tourisme

Le site est certes un site d’intérêt majeur pour ses particularités géologiques. En effet, géomorphologiquement, la grande plaine de Thingvellir est une dépression tectonique d’envergure. Le parc national s’étend sur une partie du graben, fossé d’effondrement de la dorsale médio-atlantique. Le spectacle est impressionnant : les visiteurs peuvent marcher plusieurs kilomètres le long de la grande faille de l’Almannagjá (« la faille de tous les Hommes »), parfois bordée par des escarpements de plusieurs mètres de hauteur, liés à un affaissement rapide d’une quarantaine de mètres en 10 000 ans (source). C’est bien ici une pratique du géotourisme qui est à l’œuvre, au sens des « pratiques touristiques en lien avec la découverte de la Terre » (Cayla, Duval-Massaloux, 2013) : marcher, voire plonger entre deux continents, entre l’Amérique et l’Europe (source LCI). Elle vient recouvrir un imaginaire national qui fait de l’Islande « le pays à cheval sur deux continents », que la Guerre froide avait bien mis en lumière, même si les débats sur la neutralité et le pacifisme d’une Islande sans armée ont vite tourné court avec son adhésion à l’OTAN (Bellier, 2006). C’est aussi ce qui fait dire à Brandon Boileau que « le symbolisme lié à l'Islande créée par la divergence des deux plaques est assez étrange car au lieu d'être conforme à l'une ou l'autre identité, l'intersection géologique a donné naissance à la nation et à l'identité islandaises » (Boileau, 2017).

la faille d Almannagja Thingvellir

La faille d'Almannagja se distingue très nettement, ainsi que les équipements touristiques. Près de la rivière, on retrouve les maisonnettes blanches de la photographie ci-dessus. Cliché : Ragnar Sigurdsson de Arctic-images.com, sous licence Creative Commons BY-NC-SA, via imaggeo.egu.eu, 2010 (source).

 

Au niveau tectonique, le phénomène de divergence donne effectivement naissance à l’Islande. La plaine d’effondrement de Thingvellir correspond à une des zones d’éloignement des plaques nord-américaine et eurasienne, à raison de 3 millimètres par an (source ). Un système de failles normales est à l’œuvre et la particularité de ce site est qu’elles sont visibles à l’œil nu, au niveau des escarpements. La plaine est aussi couverte par le plus grand lac d’Islande, le Thingvallavatn. Les abords du lac sont d’ailleurs prisés par les Reykjavikois depuis la fin des années 1990, qui y font construire de nombreuses résidences secondaires, de type chalets ou cottages, lesquels enrichissent aujourd’hui l’offre d’accueil des plateformes de location pour touristes et peuvent servir de cadre aux intrigues policières d’Arnaldur Indriðason (Les roses de la nuit, 1998 ; Hypothermie, 2007).

Le tourisme en Islande (brève, OCDE, 2017), base de la reprise économique qui a suivi la crise financière de 2008, s’appuie sur la richesse et la diversité des sites, dits « naturels ». Trois ensembles sont ainsi regroupés dans des parcs nationaux islandais : Thingvellir en 1930 (classement au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 2004), Snæfellsjökull en 2001 et le Vatnajökull en 2008, né de la fusion des anciens Parcs de Skaftafell (1967) et Jökulsárgljúfur (1973) pour en faire le plus grand parc national d'Europe (source). Si les parcs nationaux peuvent apparaître comme des volontés de protection et de mise en valeur d’un patrimoine naturel, les ressources dont ils disposent peuvent aussi entraîner des conflits d’usage, y compris par anticipation, comme pour les projets hydroélectriques liés au Vatnajökull (Laslaz, 2016).

>>> Sur ce sujet, lire : Lionel Laslaz, « Kárahnjúkar, le diable dans l’éden. Hydroélectricité et espaces protégés en Islande », Image à la une de Géoconfluences, septembre 2016.

Par ailleurs, les touristes qui seraient en Islande pour un très court séjour peuvent profiter des circuits proposés par les opérateurs et mis en avant par les autorités, notamment le « Cercle d’Or ». Celui-ci permet de rejoindre Thingvellir, la cascade de Gullfoss et le site géothermique de Geysir depuis la capitale, dans un circuit de 270 km et quatre heures de route, notamment réalisable en bus dans la journée du fait de la proximité de Reykjavik. Le nom de « Cercle d’Or » a été inventé par les opérateurs touristiques, comme un dérivé de la « cascade d’or » (Gullfoss, qui tire son nom de l’arc-en-ciel qui naît souvent des embruns provoqués par la double chute de 32 et 70 m de la rivière Hvita). Le circuit est proposé par de très nombreuses sociétés privées, sur la base d’une visite des trois sites mais Geysir et Gullfoss sont très proches, si bien que Thingvellir a un statut à part puisque c’est par ce lieu que commence ou finit le circuit.

Les trois sites principaux du « Cercle d’Or », le circuit touristique le plus fréquenté d’Islande

Martin Charlet — photo islande cercle d'or

La cascade de Gullfoss, « la chute d’or » (les cascades islandaises ont souvent un nom imagé). C’est une double chute de 32 et 70 m de la rivière Hvita. Un projet de barrage hydroélectrique à capitaux étrangers avait été envisagé au début du XXe siècle mais le projet a été abandonné suite à la mobilisation de Sigríður Tómasdóttir, fille d’agriculteurs qui officiait comme guide de la cascade.

Martin Charlet — photo islande cercle d'or

Le site géothermique de Geysir. Le geysers tirent leur nom de ce champ géothermique situé dans la petite vallée de l’Haukadalur bien que le geyser éponyme soit considéré comme dormant. C’est en fait le deuxième geyser du site, le Strokkur, qui est très actif et attire de très nombreux touristes par sa régularité (toutes les 5 à 10 minutes) et la hauteur de son jet (entre 20 et 40 m). La photographie est prise depuis les reliefs qui bordent le site et montre la projection du Strokkur, visible de loin. On aperçoit de très nombreux touristes aux abords du geyser.

Martin Charlet — photo islande cercle d'or

Le chemin qui permet de marcher dans la grande faille de l’Almannagjá. L’escarpement est abrupt et peut atteindre jusqu’à 40 mètres.

Martin Charlet — photo islande cercle d'or

Vue du lac Thingvallavatn depuis l’escarpement de l’Almannagjá. Le plus grand lac d’Islande s’étend sur la plaine d’effondrement du rift médio-atlantique.

Clichés : Martin Charlet, 2014.

Ces trois sites facilement accessibles sont situés à proximité de Reykjavik et donnent un premier aperçu spectaculaire de la diversité des sites naturels : plaine, lac et escarpements de failles, geysers (dont le Strokkur est actif toutes les dix minutes pour un jet d’une vingtaine de mètres, ce qui permet de ne pas rester longtemps sur le site pour en profiter) et cascade majestueuse. Des « extensions » sont également proposées aux touristes : cascade de Skógafoss, cratère de Kerið mais aussi, plus rarement, usines géothermiques d’Hellisheiði ou de Nesjavellir. Le succès du Cercle d’Or a d’ailleurs inspiré la création d’un circuit équivalent dans le nord de l’Islande : « le Cercle de Diamant » (autour d’Akureyri, la deuxième ville du pays, couvrant ainsi des destinations variées allant des cascades de Dettifoss et Goðafoss, le lac et le lagon géothermique de Mývatn, le cirque naturel d’Ásbyrgi et une sortie dans l’océan Arctique depuis le port de Húsavík pour tenter d’approcher les baleines)

>>> Sur l’observation des Baleines et le rôle ambigu de l’Islande, lire Antoine Delmas et Jacques Guillaume, « La chasse des cétacés, révélatrice des rapports multiples de l’Humanité avec la Planète océane », Géoconfluences, novembre 2018.

Un haut-lieu de l’identité islandaise

Dans le circuit rapide qui s’offre aux nombreux touristes (plus de deux millions de visiteurs en Islande en 2019), auquel il faudrait ajouter quelques heures de baignade dans les eaux géothermiques du Blue Lagoon à proximité de l’aéroport international de Keflavik, la visite de Thingvellir représente bien plus qu’une destination pittoresque.

En effet, c’est un haut-lieu de l’identité islandaise. Les Islandais ont fait de ce site le cœur de leur nation. Dès 930, c’est au Lögberg (« Rocher de la loi » en français) vraisemblablement situé dans la faille de l’Almannagjá que les différents clans qui se divisaient le territoire insulaire se seraient réunis en une assemblée, l’Althing. La fondation de ce parlement, mis en avant comme le plus ancien d’Europe, peut être aussi considérée comme l’acte de naissance d’un État islandais embryonnaire (930-1262). Les chefs, issus de la colonisation norvégienne, s’organisent alors en quatre grandes subdivisions territoriales (puis douze aux XIIIe siècle). La réunion de l’assemblée une ou deux fois par an marque la volonté d’une organisation administrative qui s’appuie sur des décisions qui y sont prises. Thingvellir correspond donc étymologiquement aux « Plaines du parlement ». « Thingvellir était un site grandiose. Ses ravins et ses plaines de lave se transformaient, pendant deux semaines, en une capitale nationale » (Jesse Byock, p. 193).

La culture islandaise est en partie fondée sur les sagas (source), récits biographiques et chroniques écrits en vieux norrois au fil des siècles, qui apportent beaucoup de précisions sur les pratiques des époques qu’elles décrivent. Or, plusieurs d’entre elles évoquent les réunions de l’Althing (saga de Njál), la conversion au christianisme qui est officiellement arrêtée à Thingvellir (sagas de Laxdæla et d'Eyrbyggja), ce qui inscrit d’autant plus le site dans l’histoire et la culture nationale (source).

Depuis 1843, l’Althing, le parlement islandais, est installé à Reykjavik, mais certaines de ses sessions ont eu lieu à Thingvellir au moment des grandes commémorations célébrant l’histoire de l’Islande. L’actuelle République islandaise est bien une démocratie parlementaire mais elle n’a plus rien à voir avec le système politique clanique érigé aux débuts du peuplement de l’île : « De gouvernement ou pouvoir du peuple, de « démocratie », il n’est simplement pas question. (…) Les affaires se traitaient entre gens d’importance, et de démocratie, point. » (Boyer, 2011).

Si la date précise n’est pas connue, la première colonisation de l’île est officiellement fixée à 874 par le Landnámabók, le « livre de la colonisation », au XIIe siècle. L’Islande a été peuplée par des colons norvégiens ayant effectué un détour par les îles anglo-irlandaises pour chercher des esclaves leur permettant de peupler ce nouveau territoire dépourvu de toute occupation humaine. L’Islande est alors, sinon indépendante, au moins très autonome, jusqu’à ce qu’elle se soumette à l’autorité norvégienne, puis danoise. L’Althing demeure active mais est un enjeu politique fort, qui réveille les sentiments nationalistes quand la couronne danoise l’abolit en 1800.

Le poète Jónas Hallgrímsson, un des chefs de file du courant romantique islandais, fait alors de Thingvellir le cœur de la nation islandaise dans son maître-poème Ísland en 1835. Dès lors, le site devient emblématique des mouvements nationalistes et indépendantistes. En 1930, il est le théâtre d’une mobilisation massive de 30 à 40 000 personnes (pour une population islandaise de 107 000 habitants) pour le millénaire de la création de l’Althing. Symboliquement, l’indépendance de la République islandaise y est proclamée le 17 juin 1944, jour de l’anniversaire du héros de l’indépendance nationale Jón Sigurðsson (source : parc national de Thingvellir). Thingvellir devient le lieu des grandes cérémonies nationales : les 1100 ans de la colonisation y sont célébrés en 1974, les cinquante ans de la République en 1994 et le millénaire de la conversion au christianisme en 1990-2000. La résidence d’été du Premier ministre, agrandie à l’occasion des célébrations de 1974, accueille par ailleurs ses réceptions de prestige.

À la suite des poèmes de Jónas Hallgrímsson, d’autre auteurs ou artistes ont fait de Thingvellir le cadre ou le cœur de leurs productions. Ainsi, dans La Cloche d'Islande, le futur Prix Nobel Halldór Laxness fait-il référence à Thingvellir par l’intermédiaire du combat d’un paysan islandais pour que la vieille cloche de l’Althing ne soit pas fondue en canon pour le compte de la couronne danoise au XVIIIe siècle. Par ailleurs, la peinture s’est aussi saisie du site. Johannes Kjarval, le grand peintre islandais du XXe siècle, a peint de multiples paysages de Thingvellir parmi sa très prolifique production (plusieurs milliers de toiles et dessins).  Ces exemples viennent encore illustrer à quel point Thingvellir est un emblème, le chapitre le plus le plus territorialisé du « roman national » islandais.

L’historien Gudmundur Halfdanarson (2010) insiste pourtant sur l’aspect paradoxal de ce « parfait symbole national » qu’il qualifie de « lieu de mémoire » et dont il montre l’instrumentalisation dans ce qu’il appelle « le passé comme outil politique ». Selon lui, en effet, « le fait que la nation se donne la peine d'assister à son incarnation rituelle est une démonstration claire du fait que la communauté nationale imaginée est toujours très vivante dans l'Islande moderne, alors que ces rituels sont également cruciaux pour maintenir l'imagination ». Le recours à la « communauté imaginée » de Benedict Anderson (Anderson, 1983) vient ici interroger l’idée de la construction de la nation islandaise à travers son rapport au territoire.  « Ainsi le symbole devient un agent actif, remplaçant en un sens la mémoire comme fondement de l'identité nationale. En d'autres termes, bien que la nation islandaise puisse oublier les détails de son passé commun, lorsqu'elle se réunit pour des commémorations nationales à Thingvellir, elle est au moins convaincue qu'elle a quelque chose en commun dans le présent. »

En somme, l’incarnation territoriale du « roman national » que serait Thingvellir ne doit pas cacher l’ambiguïté de la convocation du site en tant qu’emblème d’une Islande « faite peuple » en ce lieu. Les commémorations d’un passé glorieux et idéalisé viennent se confronter aux réalités d’un présent qui interroge l’avenir selon G. Halfdanarson. La jeunesse islandaise connaît finalement assez peu son histoire, censée être la base de son identité nationale : « mais comment les histoires de nos ancêtres évoluent dans le monde postmoderne du futur ? »

On peut alors se demander si la procédure de classement sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO n’a pas cherché à légitimer par la patrimonialisation l’imaginaire national que symboliserait Thingvellir. Le classement du site en 2004 marque ainsi la volonté de l’Islande d’en faire un haut-lieu national, repris telle une formule de marketing territorial par l’organe officiel de communication du tourisme islandais : « Lieu de naissance de la Nation » (source). Alors que le site était plutôt fréquenté par la population islandaise, le développement du tourisme international en a fait une vitrine patrimoniale, tant naturelle qu’historique, ce sur quoi insistait d’ailleurs le dossier de l’Unesco.

Pour s’affirmer en destination touristique majeure, Thingvellir a profité d’une conjonction de facteurs déterminants : la proximité de Reykjavik (50 minutes environ), l’extension et le réaménagement de l’aéroport de Keflavik en 2001 et 2007 qui a permis le développement des vols internationaux, la croissance du tourisme international au début des années 2000, la patrimonialisation progressive du lieu. Ainsi la fréquentation du site a considérablement augmenté : environ 1,3 millions de visiteurs annuels en 2018 et 2019 (source), soit les deux tiers des touristes internationaux qui visitent l’Islande (source : Libération) alors qu’ils étaient estimés à 588 000 en 2014 et 332 000 en 2004 (source : icelandmag.is). Par comparaison, la population totale islandaise était de 297 000 en 2005 et de 364 000 en 2020 (Eurostat).

Entre site naturel, site touristique et site historique, l’Islande cherche à présenter à Thingvellir l’incarnation de la façon dont elle se voit : une terre née récemment, peuplée tardivement et dans laquelle l’idée de nation trouve un fondement territorial, aujourd’hui patrimonialisé.


Bibliographie

Sitographie

 

Mots-clés

Retrouvez les mots-clés de cet article dans le glossaire : géomorphologie | géotourisme | haut-lieu liste du patrimoine mondial de l’UNESCO | mise en tourisme parc national | patrimonialisation.

 

 

 

Martin CHARLET
PRAG, formateur en histoire-géographie - INSPÉ de l'académie de Lyon, université Claude Bernard Lyon 1

 

 

Mise en web : Jean-Benoît Bouron

Pour citer cet article :

Martin Charlet, « Thingvellir, quand la faille fait Nation. Patrimonialisation et mise en tourisme d’un haut-lieu de l’identité islandaise », Géoconfluences, avril 2021.
URL : http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/image-a-la-une/thingvellir-islande-tourisme

Actions sur le document

Navigation